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 tyra + my address is hollywood

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Dim 27 Déc - 2:12

Tyra Astoria Vermeer






identité

Nom : Tyra. Un hommage à Miss Tyra Banks apparemment, les références de ses parents biologiques étaient quelque peu douteuses et la blonde est loin de devenir America's next top model mais ça ne l'empêche pas d'apprécier son prénom et la référence. Astoria en second prénom, allez savoir pourquoi. Et enfin Hestia, déesse du feu sacré, un ultime hommage toujours aussi douteux. Elle aurait pu changer de prénoms à son adoption mais depuis le temps elle s'y était faite, elle a seulement troqué le nom de Kershaw pour devenir une véritable Vermeer.

date de naissance : 12 avril 1994, 22 ans. Et on ne va pas se le cacher, elle fait facilement cinq ans de moins. Peu étonnant qu'on lui demande sa carte d'identité à chaque fois qu'elle sort, ugh.

Lieu de naissance : La Nouvelle Orléans, Louisiane. Ses parents biologiques sont en effet originaires de Louisiane bien qu'ils aient des origines majoritairement irlandaises et françaises. Autant dire que l'héritage irlandais se lit parfaitement bien sur son visage, même si elle reste néanmoins crédible en néerlandaise. Elle possède d'ailleurs la double nationalité et en est très fière.

PROFESSION : Actrice, en quête de reconnaissance aux Etats-Unis. Elle s'est déjà fait un nom aux Pays-Bas où elle a notamment été la voix d'Elsa dans Frozen. C'est également une escrimeuse professionnelle bien qu'elle pratique son sport beaucoup moins qu'avant son arrivée à L.A.

ORIENTATION SEXUELLE : Asexuelle bi-romantique, queer.

SITUATION AMOUREUSE : Seule, seule et encore seule. Et pour être honnête, elle n'arrive pas bien à s'imaginer avec quelqu'un, pour l'instant. Sauf que pour être tranquille avec les médias - et par pure bonté - elle s'est mise en couple avec son meilleur ami pour tenter à l'aider à faire son coming out progressivement et à s'accepter. Malheureusement, ce n'était sûrement pas la meilleure des idées, oopsie.

GROUPE : Say My Name and every color illuminates.
caractère

Ouverte d'esprit: elle ne juge personne sans la connaitre; bonne vivante; experte de l'autodérision; imaginative; intelligente; travailleuse; combative; se remet en question régulièrement; grande gueule; manque souvent de ponctualité; adepte des white lies; hyperactive; digne de confiance; très bonne amie.


autres choses à savoir

La belle a été diagnostiquée hyperactive à l'âge de cinq ans, elle n'arrive pas à rester en place et a besoin de s'occuper constamment + elle passe son temps à boire du thé, à chaque instant de la journée et peu importe ce qu'elle mange ou ce qu'elle fait. Elle possède une collection de sachets à n'en plus finir et n'a plus assez de place pour ranger ses théières dans ses placards de rangement. +  elle relit les Harry Potter, sa saga préférée, chaque année et connait les répliques des films par cœur + elle se parle souvent seule, en toutes les langues qu'elle maitrise. C'est un moyen efficace pour elle de passer le temps. + elle n'aime pas parler d'elle directement, de peur de se faire juger par le passé de ses parents, mais aussi parce qu'elle n'en voit pas l'intérêt et ne se trouve pas vraiment très intéressante. Elle se cache bien trop souvent derrière les personnages qu'elle interprète pour cette raison. + elle s'entraîne pour sa carrière d'actrice constamment, ce qui peut rapidement la rendre ennuyante. Et lorsqu'elle n'a personne sous la main pour lui dire ses lignes, elle s'entraine devant son chat, mais il n'est pas très réactif. + elle a gardé une âme d'enfant et pourra passer des heures à jouer à des jeux connus uniquement par les enfants nés dans les années 90. Elle a d'ailleurs chez elle une vieille Super Nintendo et n'hésite pas à s'acharner sur le dernier niveau de Mario lorsqu'elle a du temps devant elle, ou sur Mortal Combat lorsqu'elle a de la compagnie. + son passé comme fille de rue fait qu'elle se retrouve souvent à errer dans les allées de Los Angeles sans aucun but précis + elle déteste devoir rester assise sans rien faire, raison pour laquelle il lui a été difficile de suivre des cours aussi bien au lycée qu'à l'université. Elle a pour autant réussi ses études avec brio et pour elle c'est source de miracle. + c'est une grande sportive qui pratique l'escrime le plus souvent possible. La belle a gagné de nombreux tournois et se serait lancée dans une carrière sportive si elle n'avait pas eu sa carrière d'actrice. + elle trouve toujours le moyen de citer Buzz l'éclair et les autres personnages de Toy Story au moins une fois par jour. Peu étonnant qu'elle ait fait de lui son pseudo sur le net. Puis elle ne peut pas s'empêcher de revoir les films avec sa petite soeur lorsque l'une d'elles n'a pas le moral. + elle est fan de l'univers des Marvel et est plus que ravie de devenir la fille de Thor aux yeux de tous. Elle prend son rôle très à coeur et oublie parfois que ce n'est qu'un rôle parmi les autres. Après tout son père n'est que Chris Hemsworth, elle s'en remettra.+ C'est une mordue de latin, elle trouve la matière très noble et elle s'amuse à placer quelques expressions latines dans ses discours de tous les jours juste par plaisir.

et toi ? t'es qui ?

prénom/pseudo : Lisa/NarglesQueen
âge : 21 ans. Ma jeunesse s'envole peu à peu, ugh.
d'où tu nous viens : Paris, capitale de l'amûûûûr.
comment t'es arrivé là : come on  
ta présence ici : way too much

avatar : Saoirse Ronan crédits des gifs: saoirseronandaily sur tumblr

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Dim 27 Déc - 2:12





histoire

I cried tears you'll never see, so fuck you, you can go cry me an ocean and leave me be.
There is a house in New Orleans. 1994 - 2001  

Une histoire peu banale que celle de la jeune Tyra, une histoire digne des plus grands romans, de scénarios de films ou de séries les plus imaginatifs, une histoire qui n’a rien de joyeux et dont personne n’aimerait reconnaitre comme étant la sienne. Tout commença dans une petite maison de la Nouvelle-Orléans donc, ville de Louisiane encore marquée par les influences françaises importées depuis l’époque de la colonisation américaine par ces chers français au compte de Louis XIV. Rien de bien original jusque-là, juste un cours d’histoire qui ne peut faire de mal à personne. Pour en revenir à Tyra : une maison en Louisiane au cœur du quartier français, une petite famille bien mignonne, papa maman et leur petite tête blonde au sourire ravageur qui faisait fondre toutes les personnes qui croisaient son regard. En apparence tout allait bien dans le meilleur des mondes même s’il n’en fallait pourtant pas beaucoup pour s’apercevoir que la famille Kershaw cachait bien son jeu et s’adonnait en réalité à des activités loin d’être légales. L’apparence de famille parfaite était pourtant solide et personne n’avait eu de raison de le remettre en question. Officiellement, papa Kershaw était un homme d’affaires occupés à faire des aller-retours jusqu’à New York, et maman Kershaw n’était d’autre que sa collaboratrice, présente dans chacun de ses déplacements. Et face à la mobilité permanente de ses parents, la jeune Tyra était confiée à son oncle et sa tante et passait le clair de son temps avec sa cousine de cinq ans son aînée ou à ses cours de théâtre et d’escrime. Ivy était la sœur que la blonde n’avait jamais eu – et n’aurait jamais, elle s’était faite à l’idée – et passer le plus clair de son temps avec elle lui faisait oublier le temps d’un instant qu’elle avait une famille pas plus différente que les autres. Et ce schéma familial, si parfaitement orchestré, s’était répété jusqu’au septième anniversaire de Tyra, quand tout avait lentement commencé à venir se briser et que la petite fille avait été le témoin malgré elle de la dispute déterminante de ses parents.

« Changer d’Etat ne serait même pas suffisant. Le FBI va rapidement remonter jusqu’à nous. » La voix de son père grondait comme jamais Tyra ne l’avait entendue, c’était un ton définitif qui empêchait la présence de la moindre contestation. « T’as merdé sur ce coup-là, si on ne part pas maintenant c’est le couloir de la mort qui nous attend, tu le sais très bien. » Un frisson parcourut tout le dos de la petite fille. Elle n’avait beau avoir que sept ans, elle était loin d’être idiote et elle comprenait parfaitement le sens du discours de son père.

Si Tyra avait eu des doutes sur les réelles actions de ses parents, du réel sens de leurs absences répétées ? Non, absolument aucune. Et pourquoi en aurait-elle eu ? Tout tenait parfaitement la route, ils travaillaient dur et ramenaient en conséquence beaucoup d’argent pour leur permettre de vivre dans un luxe déroutant. Mais Tyra n’était qu’une petite fille. Et elle avait beau remarquer les agissements parfois étranges de ses géniteurs, elle avait une confiance aveugle en eux et leur pardonnait aussitôt qu’ils rentraient. Alors autant dire que les bribes de conversation qu’elle entendait bien malgré elle venaient lui dépeindre une toute nouvelle version de la réalité.

« Comme si tout était de ma faute. Nous n’aurions jamais dû retourner braquer là-bas, et tu ne peux pas dire que cette erreur de débutant est de ma faute. Pas à moi, s’il te plait. », avait répliqué sa mère dans un excès de colère.

Le reste de leur dispute s’était étendu tout du long dans la même tonalité, ce qui permit à Tyra de comprendre le principal : ses parents étaient des criminels recherchés depuis des années et leur couverture commençait à tomber, ce qui les obligeait à fuir. Au Mexique. Et comment leur en vouloir, avec les récents événements qui avaient frappé New York et les Etats-Unis, il n’y avait aucun doute sur la volonté du pays de renforcer sa politique envers les criminels, politique qui les toucherait tous de plein fouet s’ils restaient tranquillement en Louisiane à attendre de se faire coincer pour de bon. Le Mexique était leur seule chance.

One for the road, Guadalajara. 2001 - 2003

Le Mexique avait un côté exotique, il n’y avait pas à dire. Ou du moins, ça changeait radicalement du quartier français de la Louisiane que ce soit du point de vue des paysages, de la langue nationale ou des citoyens qui peuplaient la ville. Et il ne fallait surtout pas oublier que les Kershaw étaient en fuite, emportant malgré eux leur fille de sept ans avec eux. Il ne fallait pas se mentir, Tyra était devenue une véritable charge pour eux là où elle constituait leur couverture depuis tant d’années – qui soupçonnerait de jeunes parents de multiples braquages à mains armées, violence et contrebandes, prises d’otage et meurtres ? Pourtant, ils n’avaient pas pu renoncer à leur fille quand cette-dernière leur avait avoué avoir entendu l’intégralité de leur dispute et qu’il était hors de question pour elle de se retrouver comme orpheline. Bien évidemment, la demoiselle n’aurait pas été seule quoi qu’il arrive, mais la peur de l’abandon par les enfants de cet âge n’était pas rationnelle. Tyra était devenue leur boulet qui les avait obligés d’arrêter leur fuite à Guadalajara pour établir de nouveau un semblant de stabilité et de vie familiale. Foutaises, vous imaginez bien. Des gens à ce point atteint par la criminalité ne pouvaient tout simplement pas changer aussi facilement. Et il leur fallait de toute manière toujours un moyen de survivre en récoltant quelques pesos sans s’attirer les foudres des Mexicains. Ce fut de cette manière que le même schéma opéré à la Nouvelle-Orléans se répéta sans grande difficulté à Guadalajara. Sauf que cette fois-ci, les Kershaw avaient vite abandonné leur domaine de prédilection pour se laisser séduire par le trafic de cocaïne et le trafic de clandestins à la frontière américaine. Ils avaient au moins le mérite de se diversifier et de s’adapter aux conditions locales. Et Tyra dans tout cela ? Elle avait essayé de se rendre utile auprès de ses parents mais ils n’avaient étonnement rien voulu savoir, la renvoyant la plupart du temps loin de leurs activités par peur qu’elle ne foute tout en l’air. Alors elle s’était trouvé un refuge chez la voisine chez qui elle passait le clair de son temps pour apprendre l’espagnol. Et lorsqu’elle n’était pas chez elle, la blonde était tout simplement à l’école, à ses cours de théâtre ou dans les rues de Guadalajara où elle trouvait de quoi s’occuper en s’essayant dans son coin à la maîtrise des armes, seule, mais jamais loin des mensonges de ses parents. Mais une fois n’était pas coutume, les activités illégales de la famille les avaient rattrapés une nouvelle fois.

« On nous attend à Phoenix pour le week-end...pour les affaires, tu viens avec nous cette fois-ci. Ta tante veut te voir pour l’anniversaire d’Ivy. », », s’était simplement contenté d’annoncer son père sans prendre la peine de s’étendre sur les explications. Tyra avait juste haussé les épaules avant de préparer ses affaires en soufflant un simple "Si ustedes quieren ". Si elle avait su que ce serait la dernière fois de sa vie qu’elle serait avec ses parents, jamais ô grand jamais elle n’aurait quitté sa nouvelle terre d’adoption, cette terre qui avait été si accueillante et réconfortante pour elle, cette terre qui lui avait presque permis d’avoir une vie de famille basée sur un sentiment de confiance. Pauvre enfant naïve qu’elle était, elle avait été la raison de la perte de ses géniteurs, sans aucun doute. Elle n'avait jamais été prévue dans leurs plans.

Upside down, Phoenix. 2003 - 2004

« Plus un geste ! C’est fini maintenant Kershaw, le couloir de la mort d’Arizona n’attend plus que vous, ne vous rendez pas encore plus stupides ! »

Tout était arrivé si vite à tel point que Tyra n’avait pas eu le temps de comprendre comment ils en étaient arrivés là. Ils roulaient en voiture tranquillement sans encombre, de retour au pays et bien décidés à ne pas s’y éterniser, et l’instant d’après ils étaient encerclés par le FBI, la police d’Arizona et le SWAT. BAM. Maintenant il faudrait un miracle pour les aider à se tirer de cette situation, un miracle pour venir sauver leur famille. Et tout ce qui venait à l’esprit de la petite blonde à cet instant n’était que cette pensée qui tournait en boucle : elle n’aurait pas dû s’assoupir dans la voiture, elle aurait dû rester éveillée et faire attention aux moindres faits et gestes, peut-être même qu’elle aurait pu prévenir ses parents du danger qui les menaçait, qu’elle aurait pu éviter cette situation. Elle n’aurait jamais dû accepter de venir avec eux quand bien même c’était pour revoir Ivy. Mais c’était stupide de penser de la sorte, elle le savait bien. Avec une respiration saccadée et la peur au ventre, Tyra tentait de se calmer et de réfléchir à ce qu’elle pouvait bien faire pour arranger la situation. S’ils en étaient arrivés là, c’était par sa faute. Elle avait bien vu que sa tête, son identité, son attitude avaient alerté les douanes. Elle avait bien senti qu’elle s’était fait dévisager. Elle aurait dû savoir, maintenant elle devait faire quelque chose.

Les jambes tremblantes et l’esprit confus, elle était sortie de la voiture pour courir vers les unités de police pour attirer leur attention. Ses gestes n’étaient absolument pas contrôlés, ils étaient maladroits et grossiers mais pourtant ça avait permis d’avoir toute l’attention sur elle le temps d’un bref instant, permettant ainsi à ses géniteurs de sortir à leur tour et d’entamer une course poursuite dans laquelle ils ne possédaient que quelques secondes d’avance. C’était stupide, mais une fois encore, c’était tout ce qu’elle avait trouvé de mieux à faire pour les aider, même si au final sa tentative avait été vaine. Au contraire, peut-être avait-ce empiré les choses. Sa mère s’était suicidée sous ses yeux, revolver sur la tempe, avant d’avoir le temps de se faire rattraper. Et son père… Il était effectivement promis à la prison de Phoenix. Nice try though. Le fait était qu’elle était désormais seule pour de bon, bel et bien abandonnée de tous. Car un malheur n’arrivait jamais seul et sa famille, présente pour elle à l’origine, avait préféré retourner en Louisiane sans venir lui parler avant, totalement sous le choc des actions qu’ils avaient suivi depuis leur écran de télévision.


La suite des événements s’était enchaînée beaucoup trop rapidement au point de lui donner le tournis. La police l’avait d’abord gardée en observation pour lui poser des questions sur ses géniteurs et leurs habitudes. Sauf que la pauvre enfant était trop traumatisée pour leur fournir une quelconque information utilisable. Elle n’avait que neuf ans et savait pertinemment que tout ce qu’elle dirait pourrait se retourner contre son père. Et elle avait beau le détester pour la situation dans laquelle elle se retrouvait par sa faute, une autre partie d’elle n’avait pas envie de l’enfoncer et désirait le protéger du mieux qu’elle pouvait. Cet état de mutisme était loin de plaire à ses interlocuteurs mais la pauvre enfant s’en fichait éperdument. Sa mère était morte, son père était promis au même avenir, et le reste de sa famille avait préféré fuir, que pouvait-il de toute façon lui arriver de pire ? Pas grand-chose, vous en conviendrez aisément.

« Tyra, il faut que tu nous parles. » L’énième tentative de l’agent de police ne changeait guère à ce que la blonde avait pu entendre depuis l’arrestation de son père. Parler, leur raconter des choses dont elle n’avait de toute façon aucune information précise, à quoi bon ? « Je n’ai rien à vous dire de plus que ce que je vous ai dit hier. Laissez-moi avec les services sociaux, un pédopsychiatre, ou essayer de convaincre un quelconque membre de ma famille ou que sais-je encore. », répliqua simplement l’enfant avec un calme parfaitement déroutant. Il fallait croire qu’elle avait tout compris de la situation et que la sagesse avec laquelle elle s’exprimait était calculée depuis longtemps. « Ton oncle et ta tante ont clairement exprimé leur refus de venir te chercher. Le geste que tu as eu avant l’arrestation de tes parents n’est pas resté inaperçu et les a quelque peu inquiétés… Ils n’ont pas envie que leur fille aille te voir non plus. » Il fallait s’y attendre, maintenant elle était associée à une enfant à problème avec des tendances à couvrir des criminels recherchés par le FBI et Interpol pendant des années, ce n’était pas vraiment étonnant que sa propre famille ne veuille même plus d’elle. Pourtant, le passage sur sa cousine lui fait énormément de peine. De tout ce qui était en train de lui arriver, se voir retirer celle qu’elle considérait comme sa sœur lui arrachait le cœur. Tant pis, elle ne pouvait rien y faire. En guise de réponse, la fillette avait simplement haussé les épaules avant de retourner dans son mutisme jusqu’au moment où les autorités avaient fini par céder en appelant les services sociaux pour s’occuper de son cas. Ce fut le début de quatre ans de cauchemar, quatre ans d’errance au milieu d’un orphelinat et de familles d’accueil en tout genre, le début de la solitude que seuls la comédie et l’escrime venaient écarter. Pauvre enfant incomprise qu’elle était, ce n’était que le début de la fin.

New dawn, Amsterdam. 2004 - 2014

La vie à l’orphelinat n’avait vraiment rien de bien réjouissant, ce n’était qu’un pauvre endroit sordide où le malheur de nombreux enfants se rencontrait et se multipliait. Oh bien sûr, certains d’entre eux avaient plus de chance que d’autres et ne restaient que quelques mois, voire semaines, avant de trouver une famille aimante pour les adopter. Mais malheureusement, ce n’était guère ce qui se passait pour la majorité, surtout passé un certain âge. Et le cas de Tyra était sûrement pire que les autres dans la mesure où l’actualité concernant les Kershaw était toujours aussi brûlante. Le procès de son père par-ci, la faillite de son oncle due à la mauvaise publicité de cette affaire par-là, sans oublier l’acte étrange de cette enfant de neuf ans qui avait pris la défense de ses parents en pleine arrestation des forces de l’ordre… On ne pouvait pas tellement dire qu’une telle situation jouait en sa faveur, au contraire elle semblait être devenue LA fille d’Arizona à éviter et ce même de la part de ses semblables ce qui la laissait dans une solitude permanente, solitude qu’elle n’arrivait qu’à combler lors de ses nombreuses escapades hors des murs de l’orphelinat. Et si sa nouvelle vie était loin d’être joyeuse, avec le temps Tyra avait réussi à trouver quelques repères et à s’accommoder à sa propre situation. Elle n’avait de toute façon pas le choix que de rester forte et de suivre les séances de thérapie qui lui étaient imposées par dépit. Et en un an, il aurait été légitime que la jeune fille commence à perdre tout espoir à voir son état s’améliorer. Et pourtant, un miracle avait fini par pointer le bout de son nez. Un couple s’était intéressé à elle au point de vouloir l’adopter après avoir passé plusieurs mois en sa compagnie. Tyra n’y avait pas tellement cru, la demande d’adoption semblait beaucoup trop irréelle pour qu’elle puisse y croire. Les Vermeer étaient pourtant sincères. Ce couple d’immigrés néerlandais – dont le mari venait tout juste d'être naturalisé américain – avait été le seul avec un minimum de jugeote pour se rendre compte du désarroi auquel la jeune Tyra avait été confrontée et qui l’avait poussé à agir de manière totalement démesurée. Ils avaient vraiment été intéressés par la vraie nature de Tyra et non à l’histoire de ses parents, à s’intéresser pour sa passion du cinéma, de la comédie, et de l’escrime. Les Vermeer étaient en d’autres termes un cadeau tombé du ciel, surtout lorsqu’on connaissait leur importance aux Pays-Bas, qui lui promettaient d’avoir des parents aimants et disponibles, une petite sœur et même un chien. Et que dire des Vermeer… Pour tous ceux possédant les bases minimum requises de culture générale savaient que Vermeer n’était d’autre que le peintre de la période classique néerlandaise le plus connu et qu’il avait laissé nombre de tableaux aujourd’hui exposés au Rijksmuseum. Et le mari n’était d’autre que son descendant direct qui appartenait dès lors à l’aristocratie néerlandaise… C’était tout simplement improbable qu’une personne de son importance se soit retrouver dans un misérable orphelinat d’Arizona. Mais Tyra ne rêvait pas, elle était bel et bien devenue une Vermeer prête à partir pour Amsterdam. Prête à découvrir la véritable définition d’une vie de famille.


Amsterdam. Il n’y avait sûrement pas ville meilleure pour se laisser combler par un besoin insatiable de liberté. Peu importait les idées reçues et les clichés allégrement entretenus par chaque habitant de la ville, c’était bien cette notion essentielle – quoique parfois beaucoup trop floue – qui alimentait la capitale. Que ce soit pour son architecture atypique, la beauté de ses canaux qui traversaient la ville sur son ensemble, la richesse de sa culture allant de Rembrandt à Anne Frank en passant par Van Gogh ou le quartier rouge et la détention légale de stupéfiants, tout le monde semblait y trouver son compte. Et Tyra n’était certainement pas là pour le contredire. Amsterdam était de loin la ville qu’elle préférait et qui lui avait surtout permis de prendre un peu de distance avec son passé et lui permettre de souffler. Elle s’était épanouie avec un cadre familial complet qui lui apportait tout ce dont elle avait besoin au point qu’elle avait presque connu une adolescence normale. Elle avait adoré être une Vermeer, d’avoir des parents compréhensifs et présents, d’avoir une petite sœur avec qui elle pouvait faire les quatre cent coups, apprendre la richesse de sa nouvelle famille et du pays dans lequel elle s’épanouissait désormais. Et après avoir obtenu son diplôme de fin de lycée dans l’école américaine de La Haye – le temps qu’elle s’adapte à la langue et pour avoir plus de facilité à retourner dans son pays d’origine si elle décidait de poursuivre ses études là-bas –, la jeune femme s’était inscrite à l’école d’arts scéniques d’Amsterdam qu'elle avait excellemment achevé quatre ans plus tard, sans aucun problème. Pour ainsi dire, elle avait connu du succès au Pays-Bas dans quelques films qui lui avaient permis de s’élever au rang de jeune actrice à suivre. Les néerlandais l’adoraient, son jeu d’actrice était applaudi, et les récompenses affluaient. Elle avait même été choisie pour faire la voix néerlandaise d’Elsa, de Frozen. Que dire de plus ? Son passé était clairement derrière elle en Europe, tout ce qui lui restait à faire maintenant était de percer et de renouer avec son pays d’origine. Et autant dire qu’il n’y avait qu’une destination possible pour se faire un nom dans le domaine du cinéma à l’échelle internationale : Los Angeles.

Dream on, Los Angeles. 2014 - ...

Los Angeles, la ville des extrêmes où absolument tout était possible. De toutes les villes des Etats-Unis, c’était sûrement celle qui faisait le plus parler d’elle compte tenu de toutes les polémiques dont étaient capables la ville. Des villas des plus grandes célébrités venant nourrir les envies de chaque passant ayant la chance d’entr’apercevoir les demeures, aux rêves déchus de personnes en quête de l’American dream, absolument tout était possible dans cette ville qui ne trouvait jamais de repos tant elle était toujours en recherche de sensationnalisme. Oui, Los Angeles pouvait être une ville fatigante, mais il était juste impossible de ne pas en apprécier les quelques vertus que tout le monde s’accordait à reconnaitre à la plus grande ville de Californie. Et dans le cas de Tyra, la jeune femme était prête à se battre pour arriver ses fins. Jouer, chanter, danser, son talent indéniable en tant qu’escrimeuse, elle était pourvue de suffisamment de qualités pour se démarquer, elle en était persuadée. Elle n’avait plus qu’à faire ses preuves, bientôt Hollywood l’acclamerait et l’Amérique toute entière lui demandera pardon pour l’avoir maltraité pour des actions commises à un âge où elle n’avait rien pu contrôler. Et pour dire, elle avait réussi à décrocher plusieurs contrats. De petits rôles dans des sitcoms, à des seconds rôles dans des films indépendants, elle gravissait doucement les échelons. Il était clair que lancer une carrière aux Etats-Unis était largement plus compliqué que de le faire aux Pays-Bas, mais la blonde ne perdait pas espoir. Elle était sûre de son talent, aimait sa nouvelle vie dans cette ville de démesure qui lui avait pourtant permis de rencontrer des gens aussi intéressants qu’importants. Et sa patience avait fini par payer. Désormais, elle incarnait le nouveau visage de la fille de Thor dans le nouveau film consacré au personnage et dans la suite tant attendue des Avengers, rôle qu’elle avait en partie obtenu par sa maîtrise parfaite des armes et notamment de l’épée, comme quoi. Et la demoiselle avait même réussi à décrocher les rôles principaux dans quelques films indépendants que la critique attendait les bras ouverts. Hollywood commençait à la demander, ses nouvelles relations commençaient à jouer. Elle venait de faire Hollywood son adresse principale, il fallait juste qu’elle garde le rythme et qu’elle garde à l’esprit son désir de vengeance. Elle était prête à rester dans l’arène, et à se battre.  


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