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 Livia (+) If there's a prize for rotten judgement I guess I've already won that.

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Ven 1 Avr - 22:31

Olivia R. O'Ceallaigh






identité

NOM : De naissance, je me nomme Olivia, mais on m'appelle plus souvent Liv' ou Livia. Dans mon job, c'est à peine si on se souvient de mon prénom. Ruth est mon deuxième prénom, hérité de ma grand-mère paternelle. Quant à mon nom de famille, O'Ceallaigh, ça n'est pas réellement le mien, mais celui que j'ai pris lorsque j'ai dit "oui" devant Monsieur le Maire.

date de naissance : Nous étions un 30 janvier 1982 lorsque je sortis du ventre de ma mère, poussant avec férocité mon premier cri... et qui fut loin d'être le dernier (ce qui me fait donc 34 ans)

Lieu de naissance : C'est dans un centre hospitalier de Los Angeles, Californie, que ma mère me mit au monde. Pas vraiment ce qu'elle avait prévu, mais j'ai pointé le bout de mon nez deux semaines avant la date initialement prévue et ce jour-là, la famille était à la plage, alors il fallait faire au plus vite. Et oui, rien de bien particulier dans mes antécédents. Je suis une Californienne de sang sur au moins sept générations.

PROFESSION : Je ne suis, malheureusement pour moi qu'une petite secrétaire. J'ai toujours eu plus d'ambition et rêve de devenir un jour éditrice, mais pour l'heure, je ne suis que la secrétaire personnelle d'un éditeur en vogue dans une prestigieuse maison d'édition de New York.

ORIENTATION SEXUELLE : Sur ce point-là, je n'ai aucun doute, ce sont, bel et bien, les hommes qui m'attirent, même si ma vie amoureuse est des plus... inexistantes depuis des années et des années.

SITUATION AMOUREUSE : A la grande surprise de tous, je suis mariée depuis un peu plus d'un mois. Avant cela, j'étais célibataire, une pure et dure. Du genre mariée, mais avec son travail, au point d'en oublier sa vie sociale. Mais voilà, maintenant je suis marié et disons que c'est plus une histoire d'affaire entre deux personnes qu'une véritable histoire d'amour. Un vrai engagement, avec un contrat couché sur un bout de papier froissé qui se trouve au fond de ma valise.

GROUPE : Probablement SHIP TO WRECK.
caractère

Je suis loin d'être la fille la plus fréquentable du monde. D'ailleurs, je suis un peu ermite dans l'âme depuis quelques années, ce qui n'a pas arrangé mes capacités de sociabilisation. Il faut dire que déjà, je pars avec quelques handicaps. Depuis toujours, je suis impulsive. Très impulsive. J'ai toujours fait ce que je voulais, sans jamais écouter les conseils ou les réticences des autres. Il faut dire que je suis assez bornée. Quand j'ai une idée, je l'assume et je vais au bout. Et si ça loupe, alors c'est le drame. J'ai bien trop de fierté pour avouer mes torts et accepter de les reconnaître, surtout vis-à-vis des autres. Ma mère s'acharne depuis l'adolescence à me faire entendre que je suis déraisonnable au possible. Mais que voulez-vous. Je suis ambitieuse et forte et j'ai toujours été extrêmement indépendante... Enfin ça, ce n'est peut-être qu'en façade seulement, mais qu'importe. Je me débrouille seule depuis tellement d'années qu'il est difficile pour moi d'accepter que les autres s'en préoccupent. Il faut dire que la vie m'a laissé de nombreuses marques aussi. J'ai tendance à avoir un comportement et une vie plutôt sordide. Une vie d'âme brisée. Alors pour compenser, je suis un vrai bourreau de travail, une perfectionniste sans limites, une bosseuse. Une qualité que mon patron ne peut que confirmer. Et je suis persévérante, en plus de ça. Je suis – et de loin – l'assistante personnelle qui a tenu le plus longtemps à ses côtés. Il faut dire que j'ai quelques atouts pour ça. Ceux cités plus haut et sans doute quelques autres. Depuis quelques temps, j'ai découvert que j'étais également une très bonne comédienne, capable de faire croire, même à mes proches les plus intimes, que j'étais follement amoureuse de mon crétin de mari. Parce que oui, j'ai beau avoir été élevé dans une famille nombreuse et être très famille, je mens à mes proches sur mon mariage, sa raison et son état et je leur cache bien d'autres petites choses qui ne feraient que me rendre plus misérable et stupide à leurs yeux. Autant m'arrêter là, non ?


autres choses à savoir

Je suis probablement une personne très tiquée, avec des manies et des petits rituels nécessaires à mon équilibre. (+) Je suis accroc à mon travail, littéralement. C'est une douleur presque physique pour moi quand je ne peux pas vérifier mes mails, m'assurer que tout est okay et que tout fonctionne dans mon domaine... et ça n'a rien à voir avec le fait que mon patron est un tyran. (+) J'ai abandonné depuis longtemps toute considération pour ma vie amoureuse. J'accumule les histoires de fesses, mais le coeur... non. Je ne le donne plus à personne. (+) Tout autant que mon travail, je suis définitivement dépendante de l'apport que je peux avoir au quotidien en caféine. Sans ma dose, je suis irritable au possible, non fonctionnelle et totalement insupportable. (+) Le bien-être de ma famille passe avant le mien. C'est pourquoi je leur mens. Pourquoi je fais l'autruche et prétend que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. (+) Avant, je dormais toujours un peu n'importe comment, débardeur culotte, nuisettes, vieux pyjama informe... Mais depuis que je dois dormir avec lui ou en tout cas près de lui, maintenant que nous avons déménagé, je prends grand soin d'avoir toujours un pantalon de pyjama et un T-shirt... Quoique, depuis quelques temps, je me surprends à aimer me promener en petite nuisette sexy dans la cuisine, juste pour le plaisir de le pousser aux limites de ses frustrations. (+) J'avais pour habitude de m'enfermer, environ une fois par mois, dans le noir le plus complet, devant un film bien cheesy, un énorme peau de glace à la vanille noix de pécans comme arme de combat, pour m'effondrer comme une larve sur mon canapé, pleurer toutes les larmes de mon corps et évacuer tout ce que je cache au quotidien sous mon attitude dénuée d'âme. (+) J'ai bu, fumé et beaucoup fait la fête dans ma jeunesse, mais aujourd'hui, je suis une vraie plaie pour tous ceux qui aiment profiter de la vie. Je ne bois que rarement - trop consciente des dégâts quand je me laisse aller - ne fume plus et cours beaucoup pour compenser mes frustrations et pour ce qui est des sorties, elles sont rares et éphémères. De toute manière, je n'ai pas vraiment d'amis à New York. (+) Je sais cuisiner, mais que des trucs qui ne ressemblent à rien... ça reste bon quand même... enfin mangeable. (+) Profession oblige, mais passion primant, je suis toujours avec un livre ou un manuscrit à proximité, voir très souvent dans mes mains et je les dévore à une vitesse folle. (+) Mon seul et unique rêve est de passer éditrice. Je me fiche du temps que cela prendra. Je me fiche de ce que je devrais encore donner pour cela - j'ai déjà sacrifié ma vie personnelle et ma dignité pour y parvenir -, mais c'est mon seul et unique rêve... En fait, c'est sans doute le seul avouable, car mon plus grand rêve étant irréalisable, il me semble inutile d'en parler. Et puis en parler avec qui ? Qui comprendrait ? Qui ne me blâmerait pas ? J'ai pris une décision, il y a longtemps. Il y a des années et je la regrette depuis le premier instant où je l'ai prise. Depuis la seconde même où j'ai envisagé de la prendre. Mon souhait le plus cher serait de revenir en arrière, d'effacer ce geste-là et de faire avec, d'assumer ma vie comme elle aurait dû être. Mais on ne change pas le passé, alors oublions ce rêve et concentrons nous sur celui qui est accessible... (+) Ma plus grande peur ? La vérité. Qu'on découvre que je joue la comédie et que je ne suis pas vraiment amoureuse de mon patron. Outre les implications légales de ce mariage blanc, je ne supporterais pas d'affronter ma famille s'ils venaient à découvrir que je leur ai menti. Cette histoire sordide, ce contrat qui nous lie... Ils seraient définitivement blessés et je serais définitivement mortifiée. Et si lui découvrait la vérité sur moi ? Mon passé, ce que j'ai donné et perdu, ce que j'ai sacrifié parce que mon existence était bien trop insupportable... Non. Mes secrets sont faits pour rester des secrets et rien ne me fait plus peur que de les voir être révélés. (+) ...

et toi ? t'es qui ?

prénom/pseudo : Appelez moi Lilith !
âge : 25 ans
d'où tu nous viens : D'ici ou d'ailleurs... surtout d'ailleurs en fait !
comment t'es arrivé là : J'ai été racolé par un membre du staff  
ta présence ici : autant que possible au vu de mon IRL.

avatar : Jennifer Morrison crédits des gifs: Paraît que tumblr n'est pas un crédit, mais franchement, vous avez déjà essayé de retrouver le premier qui l'a posté ?

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Ven 1 Avr - 22:32




histoire

C'EST MA FAMILLE. ELLE N'EST PAS PARFAITE. ELLE EST SANS DOUTE DÉCÉRÉBRÉE, MAIS C'EST MA FAMILLE ET C'EST TOUT CE QUE J'AI DE PLUS CHER.

« MAMAAAAAAAAAN !!!! », hurla une petite fille blonde en courant vers ses jupons. « Bunny il veut me mordre ! » La mère en question roula des yeux en soupirant, posant une main tendre sur la tête de sa fille. « Je suppose que c'est encore un coup de ton frère », s'exclama-t-elle en attrapant l'enfant pour la monter et faire asseoir sur l'îlot de la cuisine. « Aide-moi à finir les crêpes et j'irais m'occuper de lui. » La petite fille hocha vigoureusement la tête, les yeux rivés sur le ventre rond de sa mère. Il y a peu, elle avait appris que si sa mère grossissait à vu d’œil, ça n'était pas à cause d'un trop plein de bonbons, mais parce qu'elle était enceinte, ce qui signifiait qu'elle attendait un bébé. Un petit frère ou une petite sœur dont Livia devrait prendre soin... Et qu'elle pourrait embêter à son tour. Car oui, c'était ça aussi la fratrie. S'enquiquiner, se chamailler pour rien, menacer l'autre de dresser le chien pour qu'il vienne vous mordre dans la nuit,... de vrais psychopathes, disaient les mères bien pensantes de l'école, mais quand elle y réfléchissait, Livia n'arrivait pas à se souvenir d'une fratrie qui eut été aussi soudée que la sienne. Ni qui le soit encore autant aujourd'hui. Aussi surement que la maison était toujours pleine de hurlements, de cris, de menace et de bagarres en tout genre, elle était pleine d'amour, d'alliance et de bêtises faites à deux, puis trois, puis quatre...

LE VÉRITABLE AMOUR RÉSISTE À TOUTES LES DISTANCES. J'AIMERAIS JUSTE QU'ILS S'EN RENDENT COMPTE, EUX AUSSI.

Puis les années passent et les choses bougent, changent, évoluent quand elles le peuvent... « J'en ai marre, papa. Y a rien pour moi ici ! Je veux aller à New York ! » C'était son nouvel objectif, son plan de vie. Après s'être imaginée princesse, star de cinéma, maîtresse du monde, voilà qu'elle voulait éditer des livres. Une autre lubie disait son père, un vrai plan de carrière assurait-elle envers et contre tout, brisant toutes les règles familiales. Elle était certaine que ses parents auraient approuvés à mille pourcent si elle avait voulu devenir la nouvelle Superwoman sans pouvoir, tant qu'elle promettait de rester en ville, dans le quartier, même, mais non, il fallait qu'elle se fasse une vie à New York, à l'autre bout du continent. Sa faute si la seule maison d'édition qui avait voulu la prendre comme stagiaire se trouvait dans la grosse pomme ? Peut-être bien, oui. Après tout, il est vrai qu'elle avait cherché en priorité en dehors de la Californie, mais quelle affaire ? Elle voulait s'éloigner et alors ? Toutes les familles du monde se séparait un jour, pourquoi sa famille devait échapper à la règle ? « Ta place est ici, Livia. Avec ta famille, tes frères et sœurs, avec nous ! » Elle soupira. Il ne comprenait pas. Aucun d'eux ne voulaient comprendre. Elle aimait sa famille, elle y tenait, mais elle voulait aussi sa liberté, son droit de faire ce qu'elle voulait, de découvrir une autre vie. Elle avait le sentiment d'avoir déjà fait le tour de la Californie, d'avoir besoin d'autre chose. Un endroit qui serait à elle, qu'elle n'aurait pas à partager, où elle pourrait faire ses propres choix sans avoir à consulter tout le monde, où elle pourrait faire ses propres erreurs sans que tout le monde le sache avant même qu'elle ne réalise elle-même ses tords. Alors un jour, sans même vraiment l'annoncer à sa famille avant, elle fourra sa grosse valise dans le coffre d'un taxi, embrassa tout le monde et quitta la maison familiale. Elle avait dix-neuf ans et elle partit sans crainte vers sa nouvelle vie.

RÈGLE NUMÉRO UNE : NE PAS TENTER DE VIVRE PAR SOI-MÊME QUAND TOUTE NOTRE VIE A ÉTÉ SOUS LE JOUG DE LA SECTE FAMILIALE... À MOINS QUE ÇA NE SOIT "NE LEUR FAITES JAMAIS CONFIANCE..."

« Vous pouvez encore changer d'avis, Olivia, vous savez... » Mais la jeune femme secoua vigoureusement la tête. Non, elle n'avait pas le choix. Il ne lui avait pas laissé le choix. Pas après tout ce qu'il s'était passé. S'il avait simplement fui dès le début, elle l'aurait sans doute accepté, elle aurait fait avec et elle aurait assumé seule ce que cet enfoiré n'avait visiblement pas l'intention d'accepter de regarder. Mais voilà, elle ne pouvait pas. Parce que les choses avaient tourné comme elles avaient tournés. Parce qu'il l'avait demandé en mariage. Parce qu'il... Il lui avait fait croire qu'il assumerait et qu'elle y avait crue, comme une conne. Ça n'était pas prévu, ça n'était même pas voulu. Juste un accident. Deux jeunes gens qui s'aiment à la folie, découvrant les joies de l'amour et les désastre de l'oubli de contraception. Il suffit d'une fois, disait-on. Cela se révéla avéré pour Livia et Dimitri. Elle voulue assumer, parce que ça n'était pas au petit haricot poussant dans son ventre de payer pour leur erreur et il lui assura qu'il le voulait aussi, la demandant en mariage, lui promettant monde et merveille. Et elle le crut. Parce qu'elle l'aimait, parce qu'il était son premier amour, parce qu'il était le géniteur, elle le crut et elle dit oui, se préparant au plus beau jour de sa vie. Sauf qu'il ne voulait pas assumer, il voulait juste bien faire les choses, parce que c'est ce qu'ils faisaient toujours dans sa famille. Être de bons patriotes, de bons enfants, de bons parents. Ils faisaient les choses comme ils devaient les faire et tant pis si ça ne leur plaisait pas... jusqu'à ce que ça soit trop et Livia l'avait poussé au trop, semble-t-il, puisqu'il l'abandonna là, quelques jours à peine avant le mariage, avec la liste des invités à prévenir et ce haricot qui lui rappelait sans cesse, jusqu'à lui fendre le cœur, qu'il lui avait promis une vie à deux avant de la laisser seule face à leur deux familles réunies. Voilà pourquoi elle ne pouvait pas changer d'avis. Voilà pourquoi il fallait à tout prix qu'il l'en débarrasse. « Enlevez-le », dit-elle en ravalant ses larmes, voulant se montrer forte uniquement parce que sa rage refusait de la laisser pleurer sur son sort. « Faites le disparaître... »

MA VIE PERSONNELLE ? UN VRAI MÉLODRAME. CONCENTRONS-NOUS PLUTÔT SUR LE PROFESSIONNEL, VOUS VOULEZ BIEN.

Certains jours, elle arrivait presque à oublier que tout cela était arrivée. Elle était jeune et stupide et elle avait fait une erreur dont elle ne gardait plus aucune trace physique ou matérielle aujourd'hui. Mais cela n'arrivait que parfois, parce que la plupart du temps, son esprit restait marqué des cicatrices de ce lourd moment de sa vie. La peine, le sentiment de trahison, l'horreur de ce qu'elle avait fait pour mettre tout ça derrière... Ça avait été difficile et les réactions virulentes de sa famille n'avaient pas été. Elle en était presque arrivée à couper les ponts pendants plusieurs semaines, ce qu'elle n'avait jamais fait jusqu'à présent. Cela resta les semaines les plus durs de sa vie et lorsqu'elle revint vers eux, pleine de remords et de tristesses, ils lui pardonnèrent ses fautes. Mais la faille entre eux resta malgré tout, latente et sourde, mais bien présente. Depuis cette époque, Livia a toujours eu la sensation qu'un grain de sable avait définitivement entacher leurs relations et que jamais plus ils ne pourraient être honnête et proche comme avant. Le travail redevint rapidement son unique raison d'être, sa seule motivation, la seule chose dans laquelle elle s'enfonça sans réfléchir. A la fin de son stage, elle avait été engagée au service courrier de la maison d'édition, avec la promesse que si elle persévérait, elle grimperait rapidement les échelons et c'est ce qu'elle fit. En moins d'un an, elle passait hôtesse d'accueil, puis secrétaire au service d'édition, avant d'être affecté au service exclusif d'un des éditeurs les plus prolixe de la maison. Livia avait enfin atteint son but, être assez proche d'un éditeur pour pouvoir lui montrer sa propre expertise dans le domaine. Avec son appui, elle était certaine de pouvoir passer éditrice. Malheureusement, le bonheur d'obtenir ce poste fut vite entaché par la personnalité désagréable de son patron. « Heu... Lilas ? C'est ça ? Apportez-moi un café, j'ai une longue téléconférence de prévu ! » Pas un bonjour, ni de s'il-te-plait et encore moins de merci. Complètement focalisé sur sa petite personne et totalement sourd et aveugle à l'existence de la blondinette, elle ne devint rapidement que le larbin sans nom et sans aucune chance de progression.

JE NE VOUS PARLERAIS PAS DE LUI. PAS DE CE QU'IL M'A FAIT FAIRE. C'EST TROP... NON, JE NE VOUS DIRAIS RIEN. BON D'ACCORD, VOICI L'HISTOIRE DE COMMENT J'AI ÉPOUSÉ MON PATRON POUR AVOIR UNE PROMOTION...

« Je vous demande pardon ? », s'exclama Livia en ouvrant de grands yeux ronds, alors qu'elle se trouvait assise au bureau de son patron, en face de lui. « Allez, Lina ! Épousez-moi ! J'ai un contrat particulier, qui m'offre une liberté qui me convient, mais qui malheureusement n'entre pas dans les règlements des Etats-Unis. Si je ne trouve pas une solution plus... solide, je ne pourrais jamais conserver mon droit de vivre sur le sol américain et je serais renvoyé en Irlande. » Et alors ? Qu'il y retourne. Ca n'était pas un pays en guerre ou pauvre à ce qu'elle savait et des maisons d'éditions, il y en avait aussi, là-bas. Et puis il n'avait aucune raison de rester. Pas de famille, pas vraiment d'amis... Elle était bien placée pour savoir que tout ce qui le maintenait à New York, c'était son travail, alors si même ça c'était précaire... « Pourquoi ça vous traumatise tant de devoir retourner vivre en Irlande, au juste ? » Il se ferma presque immédiatement la question posée, faisant froncer les sourcils de Livia. « Ça, ce ne sont pas vos affaires ! » Elle se leva de sa chaise et croisa les bras. « Et le mariage n'entre pas dans mes obligations. Donc au revoir, monsieur. Ce fut un réel « plaisir » de travailler avec vous ! », dit-elle en appuyant sarcastiquement sur le mot 'plaisir'. « Lisa, attendez ! D'accord je... je suis partie de là-bas en assez mauvais terme avec mes proches et je n'ai pas très envie d'y retourner, vous voyez. J'aime ma vie ici, j'aime ce que j'ai construit en Amérique. Je ne veux pas abandonner tout ça, alors... je suis certain qu'on peut trouver un terrain d'entente. » Elle soupira une nouvelle fois, reculant alors qu'il avait fait un pas vers elle. « Nan, mais je rêve. Quatre ans que je bosse pour vous, vous n'êtes même pas capable de vous souvenir de mon nom et maintenant vous espérez pouvoir acheter... un mariage blanc ? Vous êtes vraiment malade ! » Et à bien y réfléchir, elle devait l'être aussi, parce qu'ils avaient fini par le trouver, ce terrain d'entente. Elle l'épousait et il acceptait qu'elle lui propose trois ouvrages. Trois livres et il l'appuyait pour devenir éditrice. C'était le deal, mais bien sûr, il ne pourrait fonctionner que lorsqu'ils auraient « divorcé en bons termes » et qu'il la soutiendrait comme son ami d'ex-mari. Comme son naturalisé américain d'ami et ex-mari.

NON JE NE LE DÉTESTE PAS. J'AIMERAIS JUSTE QU'IL N'AIT JAMAIS FRÔLÉ LE SOL DE CETTE PLANÈTE, C'EST TOUT.

« Franchement Livia, tu le détestes ! », s'exclama sa mère avec un soupir désespéré. La blonde secoua légèrement la tête, resserrant ses doigts autour de la tasse de café qu'on lui avait préparé. « Je ne le déteste pas », mentit-elle avec un aplomb détonnant. Quand exactement avait-elle appris à mentir avec tant de naturel ? « Et bien tu le détestais il y a encore un mois. 'Monsieur O'Ceallaigh est un enfer de patron !' 'O'Ceallaigh est un tortionnaire' 'Bon sang qu'il m'énerve, il se prend pour le centre du monde et il me traite comme une merde !' 'J'crois que je vais le tuer maman' », énuméra-t-elle en comptant par les doigts toutes ces phrases qu'elle avait entendues maintes et maintes dans la bouche de sa fille. Livia haussa les épaules. C'est vrai que jusqu'à maintenant, elle n'avait pas fait la meilleure des réputations à son... mari. Mais il fallait que ça change. Il fallait qu'elle leur prouve par A+B que c'était l'amour de sa vie, du moins qu'elle le croyait et que d'ici un an, la passion se serait évaporé aussi vite qu'elle était venue, mais en étant bien présente. « Tu sais ce qu'on dit : De la haine à l'amour... » Il n'y avait qu'un pas. Un pas qu'ils n'avaient pas franchi, mais que tout le monde devait penser qu'ils avaient franchi. Pas qu'elle se préoccupe vraiment de tout le monde, mais elle se souciait de ses parents, de ses frères et sœurs. Elle s'était déjà montré sous un tel mauvais jour. Amante imprudente, tombant enceinte à un âge et dans une situation des plus inopportunes. Fiancée laissée sur le carreau presque au pied de l'autel. Mère indigne qui avait avorté, ne supportant plus le haricot grandissant dans son ventre... Non si par-dessus le marché ils apprenaient qu'elle n'était pas vraiment amoureuse et avait contracté un mariage blanc pour évoluer dans sa carrière, ils ne lui pardonneraient pas. Personne ne devait jamais savoir, sous peine qu'eux le sachent. Ils avaient donc commencé à roder leur histoire au bureau, faisant semblant de s'aimer - maladroitement tant ils avaient l'habitude de le cacher - au travail, jusqu'à trouver un bon équilibre. Aujourd'hui ils étaient presque parfaits. Les gestes coulaient naturellement, pour peu qu'ils pensent à les faire. Et l'histoire fonctionnait, mise en doute uniquement par le fait qu'un mois auparavant, O'Ceallaigh était son ennemi juré. Si seulement elle n'avait pas autant craché sur lui...

J'AIMERAIS NE PAS AVOIR À LE DIRE, MAIS IL SE POURRAIT QU'IL NE SOIT PAS SI MAUVAIS QUE ÇA POUR MA FAMILLE ET MOI. POUR MA RELATION AVEC EUX. POUR... NON, ÇA DOIT ÊTRE TOUT. C'EST OBLIGATOIREMENT TOUT. J'AI BIEN LE DROIT D'EN ABUSER UN PETIT PEU, NON ?

Elle s'en étonnait chaque jour avec force, mais par une bien étrange raison, son cher et tendre « mari » avait eu un effet plus que bénéfique sur ses relations familiales. Certes, sa famille ne l'acceptait pas encore complètement. Certes on reprochait souvent à la jeune femme d'avoir agi sur un coup de tête, pour des raisons assez obscures, mais depuis qu'ils étaient là, dans la maison familiale, elle n'avait jamais autant parlé avec sa famille, jamais passé autant de bons moments. Elle se sentait bien et elle se sentait libre. Libre de parler de tout ce qu'elle voulait à ses parents. Libre de s'évader dès qu'elle en ressentait le besoin et sa prison doré avec lui s'était révélé être une bon échappatoire à sa famille... et vice-versa. Un drôle d'équilibre qui lui avait toujours manqué auparavant et qu'elle appréciait chaque jour depuis leur arrivée pour des « vacances bien mérités » dans la famille de Livia.
Alors, quand a sonné l'heure de commencer à faire les valises pour rentrer à la maison, Livia n'en a bien évidemment pas eu envie. « Écoutes, je... je sais que je t'en demande beaucoup. Énormément même. Mais le fait est que je n'avais pas l'intention de rester plus longtemps en arrivant ici. Ma famille et moi... pour un tas de raisons qui me sont personnelles, on a eu beaucoup de mal à une période et j'ai failli les perdre. Je pensais que notre histoire abracadabrante de mariage allait m'éloigner d'eux, mais bizarrement, depuis que tu es là, les choses s'arrangent entre nous... » Elle voulait tellement y croire. Tellement voir si elle pouvait réellement arranger les choses avec sa famille, renouer les liens distendus par les secrets et les drames du passé. Et si lui pouvait aider en cela, sans avoir rien d'autre à faire que d'être présent pas loin, elle pouvait trouver comment composer avec. Il fallait juste trouver pour cela comment le convaincre de prolonger leur visite. Sans trop s'en mordre les doigts...

NON, NON, JAMAIS JE N'L'AVOUERAIS, NON, NON !

Ça finissait par déraper. Et pas seulement sur le plan sexuel. Pas forcément juste par les dérapages conduisant à une danse sensuelle endiablée. Ça avait dérapé sur tous les plans. Elle avait fini par se dire qu'il pouvait compter, qu'il pouvait, finalement, ne pas être si désagréable que ça. Elle avait fini par s'inquiéter pour lui, réellement s'inquiéter et se satisfaire des petits riens du quotidien. Et pire que tout, elle avait fini par avouer des choses, par parler d'elle, de ses problèmes, de ses blessures de ses drames... Peu à peu, il prenait de plus en plus de place dans sa vie et elle le laissait faire, sachant parfaitement qu'à chaque nouveau pas qu'il faisait, il détruisait un peu plus sa carapace de robot sans âme, la rendant humaine, la rendant femme, la rendant faible et brisable. Et elle ne pouvait plus se permettre d'être brisée. Elle ne saurait pas s'en remettre, cette fois...

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Ven 1 Avr - 22:44

Livia . Comme pour Owen ça fait un plaisir fou de te revoir .
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Alan R. Wzyciski
He's all juiced up, he is a "top"
He's a mean gay.
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Âge : 23 ans

Emploi : Third Year screenwriting class at NYFA, RHPS Stage Actor at The Nuart, occasional Model. Bad Bitch. Professional Faggot.

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Ven 1 Avr - 22:47

Wiiiiiiii
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Ven 1 Avr - 23:03

Et ça fait plaisir de vous retrouver ici
Merci à vous
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Ven 1 Avr - 23:18

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Ven 1 Avr - 23:27

Toi

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Alan R. Wzyciski
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Sam 2 Avr - 0:46

C'est tout triste en fait





validation

T'es des nôtres broooo !

T'as fait le plus chiant - selon certains - donc respiiiiire. Détends tes petits doigts, flatte ton clavier et souffle, vraiment. Bon, pas trop quand même car t'as encore quelques petits trucs à faire, là, maintenant que t'es in :

- Recenser ton avatar, comme ça il sera vraiment à toi, les autres ne pourront que baver dessus, et encore, si tu les y autorise.

- Et pense aussi à rencenser ton nom pour être sûr que t'aies pas de la parenté un peu trop éloignée dont t'as jamais entendu parler.

- Puis tu peux aussi te faire une belle fiche de liens pour y collectionner des potes, ou te créer un scénario à torturer. Ou encore aller nous décrire ton petit chez toi pour pouvoir aller t'y reposer, après. Tellement de choses s'offrent à toi.

- Oh, et OH, you know what ? TU PEUX FLOODER, NOW
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Sam 2 Avr - 11:45

ptdr ouais, faut l'avouer, c'est un peu une vie de merde ^^
Merci loulou
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Venus Von Sachsenheim
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Sam 2 Avr - 14:31

bienvenue toi, un plaisir de te revoir !
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Livia (+) If there's a prize for rotten judgement I guess I've already won that.
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