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 Something big I feel it happening, out of my control. (ivy)

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Ven 1 Avr - 11:04

Ivy-Blue Kershaw






identité

NOM : Ivy-Blue, sans doute une référence à Poison Ivy, adversaire du célèbre Batman. Et bien qu'Ivy n'y connaisse rien en botanique, elle est aussi séductrice et intelligente que le personnage. Anthéa, en grec anthos qui signifie la fleur et, au sens figuré, l'excellence. C'est également le prénom de sa tante, la mère de Tyra. Kershaw,  le nom d'un couple de criminels qui ne sont d'autre que son oncle et sa tante, que de prestige.

date de naissance : 8 janvier 1989 (26 ans)

Lieu de naissance : Louisiane à la Nouvelle-Orléans

PROFESSION : Artiste peintre d'une petite renommée, elle possédait sa propre galerie héritée de son grand-père. Dans l'obligation de se rendre à Los Angeles pour affaire familiale, elle fut contrainte d'abandonner sa galerie qui, aujourd'hui, doit être dans un piteux état. Aujourd'hui, la jolie blonde pratique son art dans la rue et gribouille les murs dans l'optique de rendre les quartiers de Los Angeles plus agréables. Ceci ne permettant pas de subvenir à ses besoins, elle tient un salon de tatouages. Ah elle est bien loin la vie de princesse...  

ORIENTATION SEXUELLE : bisexuelle, elle n'est pas bien difficile

SITUATION AMOUREUSE : en couple avec une déesse aux origines bien trop complexes pour qu'Ivy les retienne toutes

GROUPE : hurricane drunk
caractère

habile de ses mains - artistique - patiente - philosophe - jalouse maladive - narcissique - sarcastique - allumeuse - désinvolte


autres choses à savoir

Grande admiratrice de Van Gogh, elle connait absolument tout de sa vie et ne se prive jamais d'étaler sa culture sur le sujet dans toutes les discussions autour de l'art; lorsqu'elle peint, elle se fiche bien d'en mettre absolument partout sur elle; à force de regarder des séries, lorsqu'elle fait son jogging, elle pense toujours tomber sur un corps en décomposition. Les joggueurs ne servent qu'à cela après tout; elle pourrait passer des heures à passer la main dans les cheveux de sa petite amie; elle chante absolument tout le temps, même dans les endroits où nous sommes supposer faire autre chose que chanter; elle s'obstine a dire qu'elle sait parler le suédois alors qu'elle n'y comprendra jamais rien

et toi ? t'es qui ?

prénom/pseudo : _edwrdelric
âge : 19 ans  
d'où tu nous viens : toujours du noooord
comment t'es arrivé là :
ta présence ici : pareil qu'avec les deux autres zozo

avatar : amber heard crédits des gifs: giphy

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Ven 1 Avr - 11:12




histoire


there is a house in new orleans Nouvelle-Orléans 1989-2000

Les rayons du soleil réchauffaient à peine la pièce. Les rideaux tirés filtraient encore la lumière du jour. Sur le lit reposait une femme dont la candeur avait quitté les traits depuis longtemps maintenant.  Une femme qui attendait. Une femme qui souffrait. Seule. Quand lui avait-on dit que cela devait finir ? Il lui semblait que cela faisait des jours. Elle ne pensait jamais quitter ce lit et cette pièce outrageusement décorée d'une couleur pâle et terne. Une vérité se faisait pourtant criante : la délivrance était proche. Plus jamais, pensa-t-elle en reprenant son souffle. Plus jamais, pensa-t-elle encore en sentant son énergie la quitter de nouveau. Assujettie par la vie et par son propre corps, prisonnière d'une souffrance qu'elle ne pensait pas mériter. L'éternité la prit au mot, jouant avec ses nerfs, se cachant à sa vue. Plus jamais … elle ne voulait plus jamais ressentir ça. Elle ne voulait plus jamais attendre, être victime d'un coup du sort et se laisser entraîner dans une vie bien trop compliquée pour elle. On lui dictait ses nuits, elle ne voulait plus que l'on dicte ses jours. Le soleil se faisait attendre, seul témoin de ses gémissements. Unique à ce monde, seul capable de la délivrer de ce mal. Au petit matin lui avait-on dit. Elle s'en souvenait enfin. Au petit matin. Les rideaux ne cachaient plus rien de la lumière du jour. Il était temps. Le médecin apparut comme un sauveur. La femme lâchait prise, le combat devenait de plus en plus dur à mesure que les ordres apparaissaient. Un dernier effort. Le mal sortit et un cri déchira l'air. « C'est une fille ». Mais l'Univers n'avait pas dit son dernier mot. Un dernier tour semblait lui être joué. Que dirait son propre reflet lorsqu'une fois rentrée chez elle, la déception se lirait dans le regard de son époux ? Que dirait cet homme qui attendait tant d'elle, encore une fois ? Elle craignait l'apparition de sa nuit, préservant ce mal, le protégeant dans le creux de son bras, dans l'attente. L'attente. Encore une fois. Pour autre chose mais, toujours l'attente. Elle ne faisait que cela. Plus jamais. C'était une fille, peut-être s'y ferait-elle après tout, comme l'homme qui venait de passer la nuit sur la chaise à côté. Ou peut-être pas. Il lui faudrait être à la hauteur, elle comme l'enfant.  Il lui faudrait apprendre à être ce qu'on aurait voulu qu'elle soit, comme elle-même l'avait appris. Combien de temps tiendrait-elle encore ? Le soleil l'aidera peut-être.
Des premières années de vie paisible et dans le luxe pour une enfant qui ne se doutait pas encore que la protection maternelle était ce qui gardait l'innocence. Une enfant farceuse et pleine de vie, ne quittant jamais sa peluche que son grand-père avait déposé dans son berceau le jour de son arrivée dans la famille.  La famille. Cette famille modèle que beaucoup regardaient avec une certaine admiration. Un tableau parfait. Le père, célèbre avocat du pays au cabinet de grande renommée. La mère, grand écrivain de son époque. « Ivy ?».  La mère, toujours présente pour son enfant. La cherchait-elle ? Aux vues de l'enfant, cachée derrière un gros fauteuil du salon, le sourire aux lèvres, la réponse parut évidente. Elle la cherchait. Il n'y avait qu'elles. Un jeu innocent et qui rappelait à l'une comme à l'autre que tout l'Univers ne les avait pas abandonné, qu'elles n'étaient pas seules. « Ivy...». Plusieurs fois en quelques minutes et l'enfant rigola, dévoilant sa position, mettant fin à ce jeu qui ne pourrait, de toute façon, pas durer encore longtemps. De ce jeu, elle en oublia d'être sage, le soir venu. Elle chercha le père et rigola à nouveau à l'innocente farce qu'elle venait de faire. Des cris. Elle ne s'y attendait pas et la mère non plus. Elle recula tandis que la mère avançait. Barrage. Un affrontement soudainement calme, pleine d'une sourde rage et de non-dits. « Elle est trop petite pour comprendre qu'il ne faut pas rentrer dans ton bureau.» Une défense pourtant vaine face à celui qui imposait sa loi. « C'est ta fille, tu devrais lui apprendre ça. Si à son âge on ne sait pas rester à sa place, c'est déjà trop tard.».  Le peluche essuya les larmes de l'enfant qui écoutait en se promettant de ne plus déranger son père. Elle serra fort l'objet inanimé alors que sa mère l'emmena vers la chambre. Elle n'en saurait pas plus de cette conversation, ni des autres après elles.
La fille du père. Celle-là même qui, malgré toute sa bonne volonté, ne semblait jamais répondre aux attentes. Celle-là même qui préférait l'école à la maison. Celle-là même qui craignait de devoir fouler les pavés du perron le soir. Ce n'était pas la personne mais le lieu. Cette maison. A la sortie de l'école, elle profitait du simple fait que son père rentre tard pour rester dehors plus longtemps. Assise dans un coin, généralement seule, elle observait la rue et dessinait souvent. Aucun ami pour l'accompagner. Elle n'en avait pas. Aucun voisin avec lequel parler. Elle n'en connaissait pas. Elle avait simplement Tyra, sa cousine. Mais Ivy la considérait bien plus comme une soeur. Les deux filles passaient le plus clair de leur temps ensemble, Tyra étant plus chez les parents de la blonde qu'avec les siens. Mais lorsque Tyra n'était pas là, depuis son départ au Mexique en somme, le dessin était tout ce qu'elle faisait et aimait faire. L'institutrice la disait douée. Une chose qui la rendait fière … jusqu'à ce que le père ne lui rappelle que l'art ne valait rien dans ce monde. Sa mère l'avait encouragé à continuer néanmoins alors, seule, elle se permettait un gribouillis ou deux. De quoi faire renaître sa part d'imagination. « Qu'est-ce tu dessines?». Un voix. Sa mère. Surprise, le dessin fut vite dissimulé aux yeux de tous et son regard se porta sur la femme qui souriait gentiment. « Rien du tout».  Elle se releva, prenant son sac. « C'était bien. Continua la blonde en la prenant par la main. Si elle parlait des dessins et que son père l'apprenait, un petit chaos risquait de naître dans la maison Kershaw. « Tu ne le diras pas à papa que tu m'as vu dessiner ? ». La mère hocha la tête, comme un pacte qui se signait. En effet, son paternel avait toujours fondamentalement détesté l'art. Et il avait toujours interdit à son enfant de laisser parler son imagination sur une feuille de papier. Il répétait sans cesse qu'il ne voulait pas que sa fille suive l'exemple de vie de son épouse et qu'elle était le seul espoir de la famille pour faire perdurer le nom des Kershaw. Il voulait que sa fille devienne quelqu'un d'important, comme lui en somme. Et dans le fond, c'était tout à son honneur de vouloir cela. Mais la fillette s'y était toujours refusé. Jamais elle ne serait comme son père. Elle deviendrait une grande artiste peintre, tout comme son grand-père maternel parti de ce monde bien trop tôt. Et sa mère était la seule à l'y encourager. Son père s'en doutait fortement et les disputes tournaient très souvent autour de l'avenir de leur fille. Disputes de plus en plus fréquentes depuis l'arrestation du frère de l'homme, ainsi que celle de son épouse qui laissait une gamine livrée à son propre sort. Gamine qui n'était autre que la cousine d'Ivy.  La mère d'Ivy avait bien tenté de convaincre d'adopter Tyra ne faisant guère attention à ce que les médias pouvaient bien raconter. Mais le père avait bien trop peur de cette gamine a problèmes comme il disait. Il en avait déjà bien assez avec sa propre fille, inutile de se rajouter des soucis. L'affaire, en première page de tous les journaux, avait bien entaché le nom des Kershaw au plus grand désarroi du paternel de la fillette. Et, au fil des années, il avait sombré dans l'alcool pendant que de son côté, Ivy grandissait. ll ne se préoccupait guère aujourd'hui de ce que sa fille voulait faire de sa vie. « Fais ce que tu veux, ce ne sont plus mes affaires. Tu peux même faire catin de bas étage si ça te chantes, le nom des Kershaw n'est plus qu'un ramassis d'ordures aujourd'hui ».


I promise that one day I'll be around, I'll keep you safe Nouvelle-orléans 2000-2006

Les années qui suivirent furent sans contexte les pires de sa vie. Tout ce qu'elle avait un jour connu n'était qu'à présent de lointains souvenirs. Le confort dans lequel elle avait toujours vécu avait cédé sa place qu'à une vie digne de miséreux et la belle demeure des Kershaw avait fini par être vendue, faute de pouvoir payer les dettes de la famille. Le père d'Ivy, qui avait fini par entendre raison et renoncer à l'alcool avait dû abandonner son travail d'avocat. Portant le nom de grands criminels, plus personne ne le prenait au sérieux dans son métier. Il s'était donc rabattu sur un misérable job qui suffisait à peine a subvenir au besoin de son épouse et de sa fille. La mère d'Ivy, quant à elle, était las de cette situation de plus en plus déplorable et songeait à quitter l'appartement dans lequel ils vivaient tous les trois depuis l'arrestation des parents de Tyra. Ce scandale avait anéanti tous leurs efforts pour mener une vie agréable. Tout n'était que misère et c'est à peine si la mère d'Ivy était capable d'achever son livre. Elle pensait ne plus pouvoir sortir la tête de l'eau un jour et c'était sans compter sur les reproches incessants de son mari. Le plus souvent, il lui hurlait que seul, il n'y arriverait pas et qu'il fallait qu'elle subvienne elle aussi aux besoins de la famille. Qu'être écrivain ne rapportait pas assez et que, par ailleurs, ce n'était pas un vrai métier. La crise était proche et Ivy comptait les jours avant de voir sa famille exploser. Désespérée d'être impuissante devant une telle situation, la jeune fille s'était réfugiée dans la peinture, si bien qu'elle adressait à peine la parole à ses parents. A quoi bon, se disait-elle. Elle avait beau dire ce qu'elle voulait, son père n'y accorderait aucune importance. Alors, lorsqu'ils se retrouvaient dans la même pièce, Ivy se contentait de hocher la tête lorsque son paternel daignait lui parler.
Agée alors de douze ans, la blonde se préoccupait simplement de ses résultats scolaires et rien d'autre. Si cela suffisait à son père pour pouvoir être enfin fière de sa fille... Mais Ivy savait pertinemment que c'était trop lui en demander. Puis Ivy était loin d'être une élève brillante, bien trop occupée à rêvasser plutôt que de suivre avec attention les cours qu'elle suivait. Toutefois, la blonde s'accrochait et faisait en sorte de faire ce qu'elle pouvait. Mais l'école n'était vraiment pas faite pour elle, détestant le système pour leur faire apprendre des choses que jamais elle n'utiliserait dans la vie. Tout ce qu'elle voulait, c'était peindre. Les mois, les années défilaient à une allure hallucinante tandis qu'Ivy se demandait bien ce que Tyra devenait et si un jour elle aurait de ses nouvelles. Du coin de l'oeil, elle observa le tas de lettres qui étaient adressées à sa cousine et qu'elle n'avait jamais envoyées ignorant bien sur quelle partie du globe elle se trouvait. Elle pouvait bien être au bout du monde mais Ivy la retrouverait un jour ou l'autre. « Je veux retrouver Tyra » avait-elle lâché un jour lors de sa dix-septième année. Ses parents l'avaient alors regardé d'un air étrange, comme si leur fille venait de perdre la tête. Son père, agacé, se leva brutalement avant de fusiller la blonde du regard. « Il est hors de question que tu quittes la Nouvelle-Orléans. Tu ne sais pas où elle se trouve puis tu n'as même pas de quoi payer. » Son paternel marquait un point... Mais visiblement le ciel était avec elle lorsque l'un de ses amis lui fit part de son addiction au poker. Voilà la solution. Ivy n'y connaissait rien mais elle apprendrait, là n'était pas le problème.
Elle s'était alors rendue à l'une de ses soirées dans une petite salle, dans un bar de la Nouvelle-Orléans. Pas des plus rassurée par ailleurs... Assise entre un type qui faisait six fois son poids et un vieux pervers, elle ne se sentait pas en bonne compagnie. Chaque joueur plaça un dollar pour jouer. Le dealer, qui utilisait un seul jeu de cartes, distribua une carte face cachée à chaque joueur se trouvant autour de la table. Puis, comme les autres joueurs, Ivy plaça ensuite sa carte sur son front avec une main de façon à ce que tous les joueurs sauf elle puissent la voir. Puis, l'un après l'autre, à commencer par le dealer, chaque joueur plaçait ses mises ou se couchait. Les décisions se basaient sur ce que les joueurs pensaient que leur carte était par rapport à celle des autres. Une fois que toutes les mises étaient en place, chacun regarda sa main. La plus haute carte prenant le pot. Pour continuer à jouer, la personne qui se trouvait à la gauche du premier dealer distribuait ce qui restait des cartes - sans utiliser celles qui avaient été utilisées lors des tours précédents. Et les joueurs continuaient, tour après tour, jusqu'à ce que le jeu de carte entier ait été distribué. Le dernier tour arriva et Ivy avait tout miser, il ne lui restait plus rien. Amusé de voir la blonde complétement paniquée par la situation, le dealer lui avait proposé de miser sa petite culotte. « Vas te faire voir » lui avait-elle rétorqué avant de se coucher. 200$ de perdu en l'espace d'une soirée avec en prime, un oeil au beurre noir. Ce n'était pas de cette manière qu'elle allait retrouver Tyra.


Brighter than sunflowers Nouvelle-Orléans 2006-2012

Assise au fond de la classe, la blonde n'écoutait pas un traitre mot de son professeur aussi laid qu'ennuyant. Ivy préférait de loin lire pour la énième fois la biographie de Vincent Van Gogh, le seul homme qui la laissait penser que ce n'était pas tous des abrutis. Et il avait beau être six pieds sous terre, elle l'aimait d'un amour inconditionnel. Artiste non reconnu et incompris de son vivant, Van Gogh était selon Ivy et d'autres, l’un des grands peintres du XIXème siècle. Hésitant un temps entre la vocation artistique et religieuse, il avait choisit de se consacrer à la peinture. Et la blonde remerciait ce choix. Son style très coloré avait une vitalité et une tension particulière qui avait marqué à jamais la jeune fille. Ses neuf cent tableaux et son millier de dessins la laissait sans voix bien qu'elle n'ait pas vu chaque oeuvre de ses propres yeux et elle n'avait pas la prétention de dire le contraire. Vincent Van Gogh était sa source d'inspiration et elle espérait un jour, être aussi admirée que lui. La blonde, absorbée par sa lecture, ne faisait pas attention à ce qu'il se passait autour d'elle si bien qu'elle n'avait pas entendu la sonnerie annonçant la fin du cours. Habitué, le professeur avait quitté la pièce sans même le lui dire, sachant qu'elle s'en rendrait tôt ou tard et il se fichait bien qu'elle soit en retard pour le cours suivant. Elle était à l'heure pour le sien, ça lui suffisait. Puis, au bout de dix bonnes minutes, une fille arriva devant Ivy telle une fleur. « C'est pas avec ton Vincent Van Truc que tu vas avoir ton diplôme, le prof t'attends. » avait-elle dit en toisant la blonde. A ces mots, la jeune fille la toisa à son tour, arquant un sourcil. Pour qui se prenait-elle celle-là ? Sans même daigner lui répondre, elle se leva avant d'attraper ses affaires et claqua la porte de la salle, laissant l'autre fille comme une idiote. Toutefois, Ivy était bel et bien décidée à ne pas aller en cours. Elle se dirigea alors vers la sortie du lycée et s'installa sur le banc le plus proche. Elle s'en tamponnait le derrière du cours de biologie comme n'importe quel autre cours auxquels elle était forcée d'assister. La blonde n'avait qu'une hâte, partir loin d'ici. Ayant trouvé un peu de tranquillité, Ivy reprit sa lecture plus absorbée que jamais. Elle admira ensuite ses quelques toiles favorites de l'artiste comme La Nuit Etoilée qu'elle trouvait d'une beauté sans nom ou encore L'Église d'Auvers-sur-Oise dont les couleurs laissait l'émerveillait.  « Qu'est-ce qu'une si jolie fille fait ici toute seule ? » Agacée d'être une nouvelle fois interrompue, la blonde ferma brusquement l'ouvrage avant de s'apercevoir qu'il s'agissait du même type qui la harcelait depuis des mois. Ce Caïn n'avait visiblement d'yeux que pour elle mais malheureusement pour lui, la blonde le trouvait totalement vide d'intérêt. Aussi mignon était-il, elle n'était pas le moins du monde intéressée. « Je m'instruis mais visiblement ce mot là ne fait pas parti du ton vocabulaire. » On aurait pu croire qu'il allait se vexer mais ce fut tout le contraire. Le brun se mit alors à rire avant de venir s'asseoir près de la jeune fille. « On peut s'instruire ensemble si tu veux, je connais des tonnes de façon de faire ça » répondit-il sur un ton salace et remplis de sous-entendus, le tout accompagné d'un clin d'oeil. Ivy leva les yeux au ciel, se demandant bien ce qu'elle avait fait pour se coltiner un abruti pareil. C'était à cause de spécimens comme lui que la blonde avait changé de bord et s'il continuait, elle ne se priverait pas pour le lui dire. « Tu m'en vois navrée mais je vais devoir décliner l'offre, je dois rejoindre ma copine. On doit s'instruire ensemble depuis un petit moment déjà » rétorqua la jolie blonde avec un clin d'oeil. Dire qu'elle était lesbienne était définitivement le meilleur échappatoire.

(...)


« Ivy, ta mère et moi devons te parler. » Entendre la douce voix de son père à peine rentrée avait le don d'enchanter la blonde. Elle se dirigea alors vers le fauteuil en piteux état dans lequel était son paternel, sa mère ne tardant pas à les rejoindre dans ce qui servait de salon. S'attendant à une enième leçon de vie, Ivy montrait bien le désintérêt qu'elle portait à cette réunion de famille. « Tu n'es pas sans savoir que depuis l'arrestation de ton oncle et de ta tante que notre situation financière ne va pas en s'améliorant. » En entendant ces paroles, la blonde eut un petit rire. C'était un euphémisme, leur situation était plus que déplorable. Intriguée par la suite, elle planta son regard dans celui de l'homme tandis que sa mère restait spectatrice de la conversation qui se déroulait sous ses yeux. « Il paraitrait que ta cousine, Tyra, commence à être connue dans le monde du cinéma et je pense qu'il serait peut-être judicieux de reprendre contact avec elle. » Ivy manqua de tomber. Son père était vraiment une ordure à parler de la sorte. Des années qu'elle n'avait pas pu prononcer son nom sous peine de faire exploser son père et aujourd'hui, il lui demandait gentiment de retrouver sa cousine et de lui extorquer son argent. « Et bien évidemment je suppose que c'est moi qui doit s'en charger ? » ce à quoi il acquiesça. S'adressant alors à sa mère: « Et toi tu ne dis rien ? Tu as considéré Tyra comme ta fille durant tant d'années et tu le laisses faire ? Vous ne jurez que par l'argent, vous me répugnez. » Mais Ivy n'avait d'autre choix que d'accepter. Soit elle perdait sa famille, soit elle perdait Tyra mais gagnait enfin le respect de son père qu'elle cherchait depuis tant d'années.


fire meet gasoline new york city to los angeles 2012-2015

New York City, c'était là qu'Ivy avait décidé de poser le pied. Il fallait bien qu'elle commence quelque part pour retrouver Tyra. Une actrice, ça devait bien laisser des traces. Ayant posé bagages dans un petit hôtel new-yorkais, la blonde épluchait la presse people autant qu'elle le pouvait mais à part voir que Miley Cyrus devenait un déchet et que tel et tel couple se brisait, elle n'apprenait strictement rien. Quelle perte de temps. Ces tas de magasines lui serait bien plus utiles en tant que papier toilette, c'était certain. Et pour ne pas s'endormir devant ce ramassis d'idioties, la jeune femme composait parfois une dizaine de fois le numéro room service par jour pour qu'on lui apporte le café. Sur le mur en face de son lit provisoire, des tas d'articles de presse découpés étaient accrochés ainsi que toutes informations que sa cousine pouvait laisser derrière elle ainsi que des fils rouges pour relier les articles relatant des mêmes faits. La blonde avait l'impression de littéralement la traquer et la traque n'était vraiment pas bon pour sa santé. Fort heureusement, elle avait entendu parler d'une exposition sur Van Gogh dans le quartier de Brooklyn. C'était l'occasion idéale pour elle pour se changer les idées. Cependant, remettre les pieds dans une galerie alors qu'elle avait dû abandonner la sienne sans savoir si elle y retournerait un jour la rendait plus nostalgique qu'autre chose. Son regard voguait alors entre les toiles de son peintre préféré, remarquant à peine l'homme qui la regardait avec insistance depuis qu'elle était entrée. C'est alors qu'une conversation l'interpella. Qui parlait de Van Gogh devait se douter que la blonde allait s'immiscer. Ivy s'était donc présentée comme la biographe du peintre à la sublime créature qui lui faisait face. Astrid Sjölander, un nom qui allait bouleverser son existence. Astrid était belle, Astrid était divine. Le feu venait de rencontrer par le plus grand des hasards, l'essence qui permettrait de l'allumer. Ivy la regardait, les yeux emplis d'admiration pour une femme qu'elle venait à peine de croiser. Elle n'était pas du genre à croire au destin mais il fallait se rendre à l'évidence, cette rencontre n'avait rien d'anodin. Et deux années durant, la blonde vécu sans doute sa plus belle et plus douloureuse relation. La suédoise était tout aussi explosive que l'était Ivy mais leur relation n'en n'était que meilleure. Pourtant la blonde redoutait que la fin ne tarde pas. Elle avait mit entre parenthèses ses recherches pour retrouver Tyra au profit de sa relation avec Astrid mais il fallait cesser. Son père lui mettait de plus en plus la pression pour la retrouver et de l'autre côté, Astrid la menaçait de partir si elle continuait à agir de la sorte. Obligée de trouver une solution qui satisferait tout le monde, la blonde décréta qu'il fallait quitter New York pour partir vivre à Los Angeles, là où Tyra avait été aperçue récemment. Bien évidemment, Astrid ne le voyait pas d'un bon oeil. Mais dans le fond, Ivy s'en fichait. C'était triste à dire mais retrouver Tyra avait prit le dessus sur son couple à la dérive. « Mets-toi à ma place, elle est de ma famille ! J'ai besoin de la retrouver ! » avait-elle hurlé lors d'une de leurs disputes. Ses mots pouvaient parfois être blessants, bien plus que si elle frappait. Astrid ne lui était désormais plus suffisante, Ivy avait besoin de recoller les morceaux avec Tyra, de trouver un terrain d'entente pour satisfaire son père, Tyra et sa petite amie. Mission impossible en somme. Il fallait résoudre le problème sans extorquer le moindre sous pour ne perdre personne. Mais à force de vouloir contenter tout le monde, Ivy finirait par perdre l'une des personnes chère à ses yeux.  

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