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 underneath the skin there's a human (voltaire)

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Ven 1 Avr - 10:23


Voltaire De La Fresnay






identité

NOM : Voltaire comme premier prénom comme le célèbre écrivain français. Pour le coup, c'est en total décalage avec le personnage. Artemis pour le petit côté féminim et son côté délicat. Enfin c'était surtout parce qu'Artemis est la déesse de la chasse et que cela collait bien avec sa manie de traquer les gens. Icare, comme le fils de l'architecte athénien Dédale et connu pour être mort après avoir volé trop près du Soleil alors qu'il s'échappait du labyrinthe avec des ailes de cire créées par son père. De La Fresnay pour patronyme, avec une particule et symbole de la noblesse française.

Mais pour être totalement franc, il s'agit  de sa toute nouvelle identité qu'il a inventé de toute pièce.  Il est né sous le nom de Metchislav Chouchkievitch, qui sonne beaucoup moins pompeux.  

date de naissance : 9 juillet (27 ans)

Lieu de naissance : à Minsk en Biélorussie mais  Voltaire, lui, est né à Paris, belle capitale française

PROFESSION : il a longtemps été à la tête d'un réseau de trafic de stupéfiants mais il préfère dire qu'il est réalisateur de films d'auteur

ORIENTATION SEXUELLE : hétérosexuel

SITUATION AMOUREUSE : veuf, il ne pense pas aimer de si tôt

GROUPE : ship to wreck
caractère

précieux - faussement délicat - charmeur - cultivé - polyglotte - menteur compulsif - vicieux - arrogant - trompeur - pervers


autres choses à savoir

maniaque compulsif, il organise tout au moindre millimètre; il fait son jogging chaque matin; mentir est devenu une façon de vivre; il parle avec une aisance incroyable le français aristocratique, l'anglais de bonne famille comme des milieux pauvres et toutes les langues de l'est, du hongrois campagnard, au tchèque, jusqu'au bulgare en passant par le russe; il est végétarien; il passe parfois ces weekend au cinéma; il fume à s'en noircir les poumons; il ne boit que du bourbon; il passe la main dans ses cheveux quand il est nerveux; il s'épile le torse mais ça il ne va pas le crier sur les toits; il a fait de la prison; chaque année, à la date de la mort de sa femme, il envoie un bouquet de fleurs aux parents de son épouse pour qu'ils le déposent sur sa tombe

et toi ? t'es qui ?

prénom/pseudo : _edwrdelric
âge : 19 ans  
d'où tu nous viens : le noooord
comment t'es arrivé là : well  
ta présence ici : autant que possible

avatar : andrew garfield crédits des gifs: tumblr

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Ven 1 Avr - 10:39




histoire

the family business Minsk (Biélorussie) 1988-2008

Aussi loin que la mémoire familiale puisse remonter, les membres de la maisonnée Chouchkievitch n'avait jamais vraiment connu le repos. Des générations à traverser les contrées, les continents, pour finalement se sédentariser au début du 20 éme siècle. Les événements qui avaient secoué l'Europe n'avait pas été sans leur causer quelques heurts. Il y avait eut le sang, les morts qui ne pouvaient même pas se voir offrir une sépulture de fortune à cause de la terre gelée. Ils quittèrent  Kiev pour s'installer à Minsk . Le couple Chouchkievitch était désormais sans le sou. Le départ d'Ukraine avait sifflé toutes leurs économies. Pourtant, ils n'avaient jamais manqué de rien, et avaient finit par vendre les quelques possessions de prix qu'ils avaient pu conserver. Lui avait décroché un petit boulot dans une industrie, l'avenir semblait prometteur puis tout avait dégringolé. Le gosse était un accident. Amener un autre gamin dans une existence assez difficile. Le père s'était contenté de lever les yeux au ciel. Déjà deux fils, qu'allait-t-ils faire ? Trouver l'argent nécessaire alors qu'ils étaient déjà criblé de dettes. C'était une folie d'avoir décidé de s'installer à Minsk. Le miroir lui renvoyait un reflet fatigué ; c'était à peine s'il pouvait reconnaître cet homme aux yeux cernés, et aux cheveux poivre et sel. Metchislav fut donc le premier à voir le jour sur le territoire biélorusse, suivit quelques années plus tard par sa sœur, la première fille de la fratrie. Son enfance fut marquée par les difficultés financières, mais aussi par la renaissance de leur famille. Le patriarche était fermement décidé à permettre à ces enfants d'avoir une vie correcte, voire même confortable. Il prit un boulot dans un centre de lavage de voitures. Sous payé, il réussi à se faire un petit bonus, en offrant ses connaissances et ses travaux aux employés, voire même aux plus hauts placés qui s'en attribuèrent aisément le mérite. Tout ces efforts pour ne récolter que quelques malheureuses miettes. La réputation du père affectait celle des fils. Metchislav était la tête de turque des gamins du coin, celui qui rasait les murs pour éviter de se faire choper après les cours. A peine dix années de vie, et pourtant les enfants étaient déjà teigneux. Les coups pleuvaient. Il fuyait, apprit l'art de l'esquive, revenant parfois à la maison les vêtements déchirés, du sang coulant sur son menton égratigné par la chute et les coups. Quand il avait révélé à son paternel la branlée qu'il s'était pris, le gamin avait eu le droit à une torgnole supplémentaire. Hors de question d'accepter un échec de plus. Il fallait être fort chez les Chouchkievitch , relever la tête et si possible rendre les coups. Tout naturellement, le paternel en eut assez, remit sa démission et décida de commencer son propre business. L'arrivée d'oncles, de neveux dans le comté lui permit de songer à l'organisation de celui-ci. Ses talents pour les affaires et la chimie lui offrit la reconnaissance. Un réseau de distribution se créa et bientôt ses produits entrèrent sur le marché.  On finit par le reconnaître, les habitants, les « vrais natifs » de l'état voulaient tous avoir leur part. Dans une ville aussi grande, il fut difficile de se constituer une sécurité. Quelques policiers fermaient les yeux en échange d'une enveloppe bien remplie. Ils habitaient à l'écart, en périphérie ; là où les bonnes gens ne mettaient jamais les pieds. C'était les petites bâtisses, là où il était facile de trafiquer. Dans la petite grange qu'il avait retapé, de la fumée épaisse s'échappait de la cheminée improvisée. A l'intérieur, on mélangeait, on cuisait, on empaquetait. Dans la cave, des caisses remplies. On était jamais trop prudent et puis il fallait se diversifier. Certains avaient dû s'adapter et c'était ce que le paternel de la famille Chouchkievitch  avait fait comme tant d'autres avant lui. Si briser quelques lois lui permettait de pouvoir obtenir une part du gâteau, et bien soit.
 Les frères de Metchislav mirent de côté leur boulot respectifs - ayant abandonnés la perspective de poursuivre des études faute de moyens - et rejoignirent la petite entreprise familiale. Metchislav , bien trop jeune, furetait dans la petite réserve avant de se faire proprement renvoyer par les adultes. Mais de son côté, les effets de ce pouvoir et de cet argent récemment acquis se firent rapidement ressentir. Jusqu’à venir fracturer le bonheur fragile qui s'était instauré entre l'homme et la femme. De monstrueuses disputes firent rage dans le petit salon du mobilhome. Metchislav désormais âgé de douze ans, cantonné dans sa chambre, entendait le fracas des verres, le bruit des meubles brisés, et la voix aiguë de sa mère qui accusait son père de tous les maux. Et il y avait une cause à ce chagrin. L'aîné avait succombé quelques jours auparavant lors d'un règlement de compte entre les partisans de la famille et leurs concurrents. S'en était trop pour elle. Muets, ils l'avaient enterré. Metchislav s'était enfermé dans son mutisme, se plongeant dans ses bouquins, évitant tout le monde. La mère décida de prendre ses clics et ses clacs. Son fils ainé survivant âgé de seize ans resta avec leur père. Le paternel insista et à contrecœur  la femme accepta ce lourd tribut à sa liberté nouvellement acquise. C'est Metchislav qui décida donc d'accompagner la femme pieuse et fragile qui l'avait élevé, ainsi que sa jeune sœur. Ils firent leur bagages, et sans jeter un coup d’œil en arrière mirent le cap vers Lioubertsy, parqués dans la petite voiture d'occasion qu'elle avait acheté avec le peu d'économies qui lui restait. Ada sur les genoux de son frère, son sac à dos dans ses petites mains, et sa mère au volant, les yeux rougis par les larmes et les mains tremblantes. La transition s'était faite sans le moindre heurt. Il avait fini par apprécier la ville qu'il n'avait aperçu que sur les dépliants touristiques ou les cartes postales. Quelque chose expirait de chacun des murs. Son ambiance si particulière avait fini par le conquérir. Ils s’installèrent dans un petit appartement grâce à l'aide d'un bon samaritain. En échange, sa mère aidait celui-ci pour les courses, le ménage et la cuisine.
Le petit Metchislav, qui s'était relativement bien habitué à la Russie, était à la tête d’un véritable réseau de goûter. Tout se monnayait pour lui à tel point qu’il proposait de marier ses petits camarades en échange de friandises et petits sous. Il était de ces gosses trop intelligent pour se faire attraper et qui avait toujours pris un malin plaisir à passer au travers de tout règlement et loi. Metchislav  n’était pas forcément l’enfant le plus intègre et innocent qui existait mais il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’aimaient et lui donnaient de l’attention. Au lycée, avec de bonnes fréquentations il devint rapidement le faussaire de l’établissement fournissant double de clés, et fausses cartes d’identités à ses camarades. Il savait que pour progresser dans ce milieu où des sommes astronomiques d’argent étaient à portées des petits malins de son espèce il fallait qu’il fréquente ce que sa mère qualifiait de vermines… Et lors de sa dernière année de lycée il avait enfin un pied dans le milieu du trafic de stupéfiants comme son père. Sa mère et sa jeune soeur dans tout ça n’étaient au courant de rien, ils ne virent pas venir le départ du jeune homme âgé de tout juste dix-huit ans. Il avait tout ce qu’il avait économisé sur lui en liquide. Il laissa simplement un mot derrière disant qu’ils ne devaient pas s’en faire pour lui et que tout irait bien.
Metchislav  s’était rapidement fait un nom de les trafics en tout genre et pour ses qualités de faussaires. A Lioubertsy il lui fallut quelques années seulement pour attirer des gros poissons et se spécialiser dans le trafic de stupéfiants. Désormais à vingt ans à peine, il s’était fait un nom et une réputation dans le milieu travaillant pour des familles mafieuses et gagnant relativement bien sa vie. Sa vision de son travail se résumait à un jeu de monopoly où il fallait bien placer ses investissements, éviter la case prison et tomber le plus souvent sur parc gratuit.

High off of love, drunk from my hate Lioubertsy (Russie) 2008-2011

Il y avait deux façons d’atteindre le nevada, une balle dans la tête ou bien connaitre Aleksandrina Gorlanova. Dans ces conditions, il lui restait quoi ? Boom. Un trou dans la tête. Le canon dans la bouche dirigé vers ce cerveau qui n’en finit plus de chialer, et c’est fini, son corps à la science. Et quand il croyait que c'était fini, il rechutait encore plus bas, à croire qu’il n’y avait pas de fond, aucun sol à percuter, juste une chute sans fin parce qu'il venait de tellement haut qu’avant de rattraper un étage pathétique, il allait lui falloir plusieurs siècles de déchéance. Une blonde promenait sa main sur la cuisse de Metchislav. Mauvaise idée. Il n’avait même pas envie de faire l’effort de lui faire croire qu'ils aillaient finir la soirée ensemble. Il n'avait envie de rien, même pas d’être là. Mais c’était ça ou se foutre une balle tout seul chez lui, et finir comme un gros tas, de la cervelle plein les murs immaculés. Alors il l’anesthésiait. Plus de sensation dans le bout des doigts, le nez encombré, deux bouteilles vidées, la troisième offerte par la maison et une connasse de barmaid tout sourire, les yeux qui faisaient mal, cette conne de blonde allumait sa clope. La lumière lui tuait la rétine, la musique lui tabassait la tête. FLASH. Aleksandrina qui sourit, Aleksandrina qui rit. FLASH. Sa saloperie de parfum sur ses vêtements, et son regard de frigide en s’en allant. Le brun avait des flashs, maudits souvenirs. Envie de se taper la tête contre les murs, de faire sortir tout ce bordel de son crâne. FLASH. Elle le pousse, une fois, deux fois, trois fois. Il avait envie de rire et de hurler en même temps. Il était bousillé, il n'avait même pas envie de se battre, juste de se trancher la tête et de l'offrir aux parents de sa défunte femme sur un plateau d'argent. FLASH. Il avait des flash, encore.. le cerveau transformé en Panasonic tx p65, il revivait le film de sa vie merdique. Elle le caressait, puis elle le gifla. Il sentait ses doigts sur lui, Metchislav ne savait plus si c'était la blonde ou Aleksandrina . Il ouvrit un oeil, aussi frais qu’un centenaire. Confirmation, c'était la blonde et son syndrome de victime. Rentre chez toi, lui n'avait pas la tête à ça. Il fallait qu'il se lève. Il n'y avait rien ici pour lui, il n'y avait plus rien nul part. Il détestait de voir ce qu’elle avait fait de lui. Il n'avait pas la fibre lover, il était né avec le chromosome «enfoiré de première» dans l’adn, préprogrammé pour enchaîner les conquêtes et prendre son pied. Mais la mort d'Aleksandrina l'avait bousillé autant qu'il l'avait bousillé elle.
Il l'avait rencontré par le biais de sa soeur et il ne lui avait pas fallu longtemps avant de s'éprendre de la jolie blonde.  Depuis ce jour, il n'avait cessé de penser à elle. Il pensait sans arrêt à ses courbes délicieuses et son joli minois. A ses cheveux qui tombaient en cascade, à ses yeux couleur océan. A ses lèvres exquises, à son rire cristallin. Si vous lui demandez s'il eut aimé Aleksandrina un jour, Metchislav vous répondra probablement que oui. Il l'avait aimé autant qu'il l'avait pu. Autant qu'il était possible d'aimer une personne. De toute son existence, il avait aimé une seule et unique personne en tout et pour tout. Elle avait été aussi délicate et jolie qu'une fleur venant d'éclore. Il l'avait aimé à la première seconde qu'il l'avait vu et chaque soir, il répétait son nom dans un murmure, comme une prière, pour la revoir encore et encore. Qui l'eut cru ? Metchislav amoureux. Les autres filles n'étaient rien comparé à cette blonde qui lui faisait tourner la tête. Maintes et maintes fois, il avait rêvé de la serrer contre lui, de lui murmurer des mots doux, de l'embrasser dans le cou. Puis il l'avait épousé après lui avoir promis monts et merveilles. Il avait changé, le masque était tombé. Son amour pour l'argent avait grandit. Metchislav devenait cupide et avare. Plus rien ne le préoccupait hormis l'argent et son petit trafic. Il avait délaissé Aleksandrina pour quelques billets. Et aujourd'hui, devant sa tombe, il regrettait amèrement. Mais il n'en dirait rien. Par fierté. Alors il lui avait peut-être offert le luxe mais c'était de sa faute si à présent elle gisait six pieds sous terre.
Ils avaient appris à se connaitre pour finalement ne plus se quitter et c'était de loin la plus longue, la plus douloureuse et la plus sincère relation qu'il n'avait jamais eu. Ils n’étaient pas toujours d’accord, en fait ils n’étaient jamais d’accord sur rien, ils se bagarraient tout le temps et ils se testaient mutuellement mais en dépit de leurs différences ils avaient une chose très importante en commun: ils étaient fous l’un de l’autre.  Quoique Metchislav était plus fou d'elle, qu'elle folle de lui. Il était bien plus direct et démonstratif qu'elle, mais ça ne voulait pas dire qu'elle l'avait moins aimé n'est-ce pas ? Il était devenu un homme remarquable, avec ses défauts sans aucun doute. Il n'était plus un gamin en mal d'amour-propre, il appartenait désormais au monde cruel des adultes et ici il valait mieux être accompagné que seul. Cette femme lui avait maintenu la tête sur les épaules. Simplement, il avait besoin d’elle dans son quotidien, dans sa vie de tous les jours, car elle en était une pièce essentielle. Cependant, il devait faire sans elle à présent. Il se souvenait parfaitement du jour fatidique. Il se revoyait face à son bureau, discutant avec son fidèle ami et partenaire Stanislav d'un client prêt à acheter une somme pharamineuse de leurs petits cristaux incolore. De la méthamphétamine pure à 98%, du jamais vu dans le pays. Pour eux, c'était l'affaire du siècle. Ils allaient faire fortune et devenir les rois du monde. Metchislav n'avait pas hésité une seule seconde avant d'en parler à sa femme, qui, au grand désarroi du brun, faisait aussi partie de leur petite affaire. Elle était incroyablement douée pour le blanchiment d'argent et il fallait avouer qu'elle était devenue indispensable. Aleksandrina sentait bien que quelque chose clochait, qu'une si bonne affaire était tout bonnement impossible que le brun avait tord de faire autant confiance à Stanislav. C'était sans doute son sixième sens exclusivement féminin qui lui faisait dire de telles absurdités. Et pourtant, elle ne s'était pas trompée. Minuit tapante, le client s'était pointé avec une valise à la main contenant plus de billets que le père de Metchislav n'avait pu gagner durant sa misérable petite vie de petit trafiquant. Aleksandrina s'était avancée, elle aussi une valise à la main qui contenait non pas de l'argent mais la marchandise. Metchislav était resté dans la voiture en compagnie de Stanislav, guettant le moindre problème pouvant surgir à tout moment. Le temps passait incroyablement lentement et sa femme était anormalement longue. Quelque chose n'allait pas. Puis le premier coup de feu venait de partir, puis deux, puis trois. Les ordres avaient été on ne peut plus précis. Metchislav Chouchkievitch devait être arrêté et son business, réduit à néant. Toute personne s'interposant entre lui et les autorités devait être tuée. Chouchkievitch devait être ramené vivant pour qu'il puisse payer pour ses méfaits. « Stan, c'est quoi ce merdier ? Qui nous a balancé ? » avait-il hurlé avant de se précipiter à l'extérieur de la voiture pour aider sa femme à se sortir de cette embuscade. Trop tard. Aleksandrina venait d'être touchée et gisait au sol tandis qu'une flaque de sang se formait. Devant cette scène, Metchislav hurlait aux autorités de prendre pitié, d'épargner sa femme et qu'il se rendrait s'ils acceptaient. Suite à une non réponse, il tourna la tête cherchant de l'aide auprès de son fidèle ami. Stan avançait vers lui, les mains au dessus de la tête. Il n'adressa pas le moindre regard ni au brun, ni à son épouse qui doucement partait. Il s’avança vers le dit client, qui s'avérait être en réalité un officier de la brigade des stupéfiants. « Pour ton aide, je tenterais d'amadouer le juge pour que ta peine soit réduite.» Metchislav devenait fou. Sa femme était en train de mourir et il apprenait que son meilleur ami l'avait trahi.

orange is the new black Lioubertsy février 2013

Le martèlement sourd annonçant la reprise de l’audience l'extirpa de son état second. De nombreuse fois par le passé Metchislav avait eu l’occasion d’observer les coupables se faire juger depuis la tribune, aujourd’hui il était à leur place, dans la fosse. Face à lui, assis dans les gradins, se trouvaient trois membres du juré. Leur utilité n’était réduite qu’à un simple rôle de figuration afin de rendre la séance officielle. Nul avocat n’était à ses côtés pour assurer sa défense. Ses jurés étaient simplement ici pour délivrer un verdict et non pour débattre. Metchislav comme un enfant à qui les parents faisaient la leçon avant de le punir sans même s’attarder sur la gravité de sa soi-disant faute. « Bien, nous pouvons commencer. » L’acoustique de la salle amplifia la voix du juge improvisé. Cette dernière n’était nuancé que par le grattement de la plume qui officiait en tant que greffier. « Le but de cette audience est de déterminer si l'accusé monsieur Metchislav Chouchkievitch ci-présent doit-être jugé coupable pour avoir été à la tête d'un réseau de trafic de stupéfiants. Passons au faits. » Après avoir apposé sur son nez de délicates lunettes à montures d’or sans branches, le juge saisit un dossier fin qui devait surement porter le nom de Metchislav . « Le soir du vingt-cinq février dernier, le corps d'Aleksandrina Chouchkievitch a été retrouvé...» Ses yeux restèrent fixés sur la bouche du juge mais le jeune homme devenu sourd à ses paroles. Le visage de sa défunte femme commença à prendre forme dans son esprit. « est-ce bien cela monsieur de Chouchkievitch ? Monsieur de Chouchkievitch ? » « Oui. » Il fut surpris par le ton éteint de sa voix. « Soit. Nous avons statué précédemment que le suivi établit démontre bien que votre épouse gérait avec vous le réseau et s'occupait de blanchir l'argent. Est-ce bien cela ? » Metchislav allait être inculpé, c’était inévitable. Comment ferait-il pour s'en sortir? Pourquoi diable s'était-il foutu dans un tel merdier ? Les magistrats se décidèrent enfin à voter et le juge prononça la sentence. « Monsieur Chouchkievitch , coupable. » Il y eu de nouveau un martèlement sourd pour annoncer la fin de la séance et les différents acteurs de cette comédie pathétique tirèrent leur révérence et quittèrent la scène. Metchislav aurait dû avoir du remords, des regrets, ou au moins une once de colère. Il aurait dû. Mais il ne ressentait plus rien. Il était vide à l’intérieur. Totalement vide.

L’arrestation, ce moment où l’intimité est retournée sans vergogne, bafouée, humiliée. Non pas une bastille donc, mais fièrement isolé en lui, le lieu identitaire par excellence où la cellule fonctionne toujours autour de cette vieille notion médiévale d'emprisonnement. Le réel, ici, se résumait à la frontalité du mur où la seule ouverture praticable était celle, périlleuse, du rêve qui pouvait mener tout droit à l’aliénation mentale. Car l’univers bâti était celui du rien, moins de l’infime que du néant, celui de la lumière plutôt que du rayon de soleil, celui de l’irréalité, celui de l’insecte minuscule faisant irruption sur le sol nu pour seul événement du monde. Un univers qui débarquait dans la vie de Metchislav jour après jour, les secondes tombant avec une lenteur éprouvante. 1096 jours avec pour seul compagnie cette envie permanence de se venger de celui qui l'avait trahi. Celui qui avait tout avoué, espérant qu'il serait épargné par la justice. Foutaises, la justice s'était bien foutu de lui. Bien, qu'il crève en prison tout comme Metchislav crevait. Quoique non, il préférait que cet enflure ne sorte pas de prison les pieds devant mais bien en vie pour qu'il lui fasse la peau lui-même. Metchislav avait tout le temps nécessaire pour trouver la manière dont il se vengerait et vengerait sa femme. Si elle n'était plus de ce monde, c'était de sa faute et il en payerait le prix fort. Quoique lui aussi y était pour quelque chose... S'il ne lui avait pas demandé son aide, elle serait toujours en vie bien loin de savoir que son mari était l'un des plus grand trafiquant de drogue du pays. Désormais Metchislav devait repartir de zéro, se créer une nouvelle identité et cela serait un jeu d'enfant pour lui qui avait tant l'habitude de faire ce genre de chose.

« - You got anything that's real? - My dick.» Los Angeles 2015


Six mois qu'il avait retrouvé sa liberté, trois ans que sa femme l'avait quitté le laissant plus seul que jamais. Sa mère lui avait tourné le dos, sa soeur en avait fait de même. Metchislav n'avait plus personne alors à quoi bon continuer ? L'option de se trouer la cervelle semblait être la seule solution désormais. Il vivait dans tel un ermite, passant ses tristes jours à se défoncer avec de la méth de pacotille qu'il avait réussi à dégoter. Il avait l'impression de ne plus rien ressentir. Pour vivre ainsi, autant crever. Puis un miracle s'était produit, comme si on lui insufflait un nouveau souffle de vie. Il avait décidé de quitter la Russie pour oublier ses vieux démons et avait opté pour la France dont la politique de gouvernement semblait relativement correcte. Mais il n'était pas parti sur un coup de tête. Non, tout était réfléchi. Et Metchislav s'était imprégné de la littérature du pays pour se créer une nouvelle identité. Il ne serait plus jamais ce raté. Voltaire Artémis Icare De La Fresnay, tel serait son nom désormais. Les jolies françaises se pressaient au balcon, toutes folles du nouveau réalisateur de films d'auteur du moment mais Voltaire se fichait bien d'elles les trouvant toutes plus idiotes les unes que les autres. Et il faut dire que le souvenir de sa femme était encore bel et bien ancré en lui. Il avait réussi à se créer une parfaite petite vie, évitant la justice autant que possible. D'apparence, il semblait heureux et comblé mais à l'intérieur, il était détruit. Parfois, Metchislav revenait au galop mais Voltaire reprenait rapidement le dessus. Il avait apprit à mentir comme peu de gens savent le faire et le monde entier semblait croire ce qu'il disait. Puis, lassé de cette vie à la française, il avait décidé de revenir à ses premiers amours et retrouver la Russie mais certainement pas pour renouer avec son passé. Non, il y retournerait en tant que Voltaire. Et c'est à Moscou que la parfaite couverture dont il avait besoin s'était présentée. Anastasia Ariadna Nikolaïevna Sedzierska qu'il connaissait simplement sous le nom d'Ariadna.
Ariadna était belle, parfaite, divine malgré son jeune âge. Elle était sans sous et il pouvait désormais tout lui offrir ou tout du moins une grande partie de ce qu'une jeune fille pouvait désirer. C'était, en plus d'une sublime créature, une incroyable joueuse de tennis et sa carrière montante serait parfaite pour que Voltaire rentre dans un cercle très privé que Metchislav n'avait jamais côtoyé. Depuis longtemps, Voltaire n'avait jamais rencontré une telle beauté. Une beauté qui le faisait tressaillir. Elle avait la jeunesse, l'intelligence, le port d'une reine. Il ne lui fallut que quelques mois avant de lui demander de l'épouser. « Je pense savoir ce que tu souhaites toi. Épouse-moi et tu auras un toit. » lui glissa-t'-il doucement à l'oreille au beau milieu d'un repas au restaurant. Beau parleur. Il n'avait que faire de ce que cette gamine voulait après toit. Il avait décidé d'épouser la brune simplement pour l'utiliser et s'imposer de plus en plus dans son milieu. « On se marie, on arrive à avoir un ou deux enfants quand tu seras un peu plus âgée et nous pourrons faire ce que nous voudrons. Ce dont tu rêveras la nuit, je te l'offrirais le jour suivant. » lui promis t-il. Elle n'avait aucune raison de refuser. Il n'avait qu'à se montrer attentionné et lui offrir ce qu'elle désirait. Il ne savait pas grand chose d'elle mais il pensait avoir gagné. Balivernes, elle l'avait bien trompé cette petite garce. Elle n'avait pas attendu longtemps avant de lui prendre l'argent qu'il avait gagné honnêtement et mettre les voiles. Elle pensait lui échapper aussi facilement ? Pauvre petite ignorante. Ayant eu vent qu'Ariadna se trouvait à Los Angeles pour sa carrière, Voltaire décida rapidement de la rejoindre pour pouvoir régler ses comptes et retrouver ce qu'il lui était dû.

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